Médard Clobechi

Africa Digital Expo 2024 : l’APDP plaide pour une maîtrise des Infrastructures Digitales

Du 10 au 12 décembre, l’Autorité de Protection des Données à Caractère Personnel (APDP) a participé à l’Africa Digital Expo (ADEX) 2024, à Kinshasa en République démocratique du Congo. Il s’agit d’un rendez-vous incontournable du numérique en Afrique. L’événement, qui réunit depuis 14 ans experts, décideurs et acteurs clés du secteur, met en lumière les innovations et stratégies nécessaires pour accélérer la transformation digitale sur le continent.

Africa Digital Expo 2024, Crédit P/ Apdp

Luciano Hounkponou, président de l’APDP, a marqué les esprits lors du panel inaugural consacré à la souveraineté numérique. Dans une intervention saluée, il a souligné l’importance de la protection des données personnelles et des infrastructures digitales, appelant à des initiatives locales renforcées. « La souveraineté numérique est une condition essentielle pour garantir un environnement sécurisé aux citoyens et entreprises », a-t-il affirmé. M. Hounkponou a présenté les efforts du Bénin pour bâtir un cadre réglementaire adapté, citant les réformes pilotées par l’APDP pour protéger les utilisateurs et attirer les investisseurs. Il a aussi appelé à renforcer la coopération entre les secteurs public et privé, une thématique centrale abordée tout au long de l’ADEX 2024.

Des enjeux cruciaux pour l’avenir du numérique africain

Au-delà des discours, l’événement a été une plateforme d’échanges sur des projets concrets et des partenariats stratégiques. Les experts ont plaidé pour une gouvernance numérique responsable et inclusive, une innovation accrue et une sécurisation des infrastructures critiques, essentielles pour faire face aux cybermenaces croissantes.

Les recommandations issues des panels et ateliers seront cruciales pour orienter les politiques publiques et stimuler un écosystème numérique autonome et résilient. ADEX 2024 s’est ainsi imposé comme un catalyseur pour une transformation digitale durable en Afrique.


Protection des données personnelles au Bénin : un budget de 638 277 000 F alloués pour 2025

Le projet de loi de finances 2025 a accordé un budget de 638 277 000 F Cfa à l’Autorité de protection des données à caractère personnel (Apdp), soit une augmentation de 30,7 % par rapport à 2024. Ce budget, défendu par le président de l’Apdp, Dr Luciano Hounkponou, devant la commission budgétaire du Parlement, reflète les efforts accrus pour répondre aux défis de la digitalisation.

Une augmentation de 150 millions F Cfa pour renforcer la mission de l’Apdp 

Le budget 2025 représente une hausse de 150 millions F Cfa par rapport à l’année précédente, conformément au Cadre des dépenses à moyen terme (Cdmt) établi par le ministère de l’Économie et des Finances. Cette augmentation, qui répond à une recommandation des députés lors des débats budgétaires de 2023, est destinée à soutenir l’Apdp dans sa mission de régulation des données personnelles, un enjeu crucial dans un contexte marqué par la transition numérique et la dématérialisation des services publics.

 Répartition des crédits : priorité au fonctionnement et aux investissements 

Les crédits alloués serviront principalement au fonctionnement de l’institution. Les postes budgétaires comprennent :  Les dépenses de personnel, essentielles pour le bon fonctionnement des services, les investissements en matériels et mobiliers de bureau, incluant des réparations majeures, l’acquisition de services divers, nécessaires au renforcement des capacités de l’Apdp

Malgré cette augmentation, certains besoins stratégiques demeurent non satisfaits, comme l’a souligné Dr Hounkponou. L’acquisition d’outils spécialisés, tels que des équipements pour les tests d’intrusion et l’évaluation de la conformité, reste en attente. Ces outils sont indispensables pour mettre en œuvre le Plan stratégique 2021-2026 de l’Apdp dans un environnement de plus en plus digitalisé.

Un budget en phase avec les enjeux de la digitalisation 

Cette hausse budgétaire marque une étape clé dans la capacité de l’Apdp à relever les défis croissants liés à la protection des données personnelles au Bénin. Le président de l’Apdp s’est félicité de ce soutien accru de l’État, tout en appelant à une mobilisation continue pour garantir une régulation efficace dans un contexte technologique en constante.

Médard CLOBECHI


Protection des données personnelles des femmes et des enfants : l’APDP mutiplie les efforts

Dans un contexte où la protection des données personnelles devient cruciale, l’Autorité de Protection des Données Personnelles (APDP) a organisé un atelier de formation dédié aux femmes, aux associations de défense des droits des femmes et aux directeurs de collèges. Cet événement visait à sensibiliser sur les enjeux de la confidentialité et de la sécurité des données personnelles, en mettant l’accent sur les populations vulnérables, notamment les femmes et les enfants.

Les femmes et les enfants figurent parmi les groupes les plus exposés aux dérives du numérique, telles que la discrimination, le harcèlement en ligne ou encore la violence psychologique et physique. Face à ces défis, l’APDP veut poser les bases d’une utilisation responsable des données dans un environnement numérique en pleine expansion.

Crédit : @medardclobechi

Dr Luciano Hounkponou, président de l’APDP, a souligné l’importance de protéger et autonomiser ces groupes vulnérables. « Notre objectif commun est de construire un écosystème numérique sécurisé, transparent et respectueux des droits fondamentaux », a-t-il déclaré, appelant à une responsabilité collective impliquant institutions publiques, secteur privé et société civile.

Protection des données et respect de la dignité humaine

Véronique Tognifodé, Ministre des Affaires sociales, a insisté sur le lien direct entre protection des données et respect de la dignité humaine. Elle a rappelé l’engagement de son ministère dans des projets sensibles, tels que le registre social unique et la plateforme pour les personnes handicapées, tout en soulignant la nécessité de renforcer la sensibilisation pour garantir une gestion sécurisée des données.

De son côté, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, Ministre du Numérique et de la Digitalisation, a mis en avant les mesures réglementaires en place pour assurer la sécurité des systèmes d’information de l’État. Elle a également évoqué le rôle stratégique du datacenter national, garant de la souveraineté numérique du Bénin.

L’atelier a permis de débattre de problématiques juridiques, des risques liés à la gestion des données personnelles et des moyens de garantir le respect des droits des individus. Des échanges ont porté sur les obligations des responsables de traitement, avec pour objectif d’instaurer une meilleure conformité aux réglementations.

Médard CLOBECHI


« Femin’Art » 2024 à Cotonou : promouvoir la justice reproductive à travers l’expression artistique

L’ONG Jeunesse Regard et Actions (Ong-JRA) lance la deuxième édition de son festival artistique et communautaire, « Fémin’Art », qui se tiendra les 13 et 14 décembre 2024 à Cotonou. Ce rendez-vous, dédié à la justice reproductive, vise à sensibiliser sur les droits des femmes et des jeunes filles, en utilisant l’art comme moyen de lutte contre les violences basées sur le genre. Une conférence de presse organisée le 9 novembre a permis de dévoiler les grandes lignes de cette édition, renforçant l’engagement de l’Ong-JRA à promouvoir un changement social à travers l’expression artistique.

Un espace pour s’exprimer librement sur les violences et la santé reproductive

Pour 2024, le thème « justice reproductive » prend une place centrale, s’inscrivant dans la campagne mondiale de mobilisation contre les violences faites aux femmes, qui se déroule chaque année du 25 novembre au 10 décembre. Le festival propose un challenge artistique inclusif, ouvert aux talents de toutes disciplines, où les artistes sont invités à illustrer les réalités de la violence et l’importance de la santé sexuelle et reproductive.

Alexia Fanou, directrice du festival, a souligné que cette édition se distingue par un format de compétition ouvert et inclusif. « Nous souhaitons créer un espace de créativité pour que chaque participant puisse s’exprimer librement et aborder ces questions avec impact », a-t-elle précisé. En mettant en avant l’art comme vecteur de sensibilisation, Fémin’Art espère favoriser un discours libéré et puissant sur ces enjeux sociaux cruciaux.

Crédit Photo : Carole Ahyi

Une édition axée sur l’inclusion et la diversité artistique

En plus de défendre la cause féminine, Fémin’Art 2024 met l’accent sur l’inclusion sociale et professionnelle des personnes en situation de handicap. Selon Akpaki Osylvia, chargée de programme du festival, les candidatures de personnes handicapées sont particulièrement encouragées dans le cadre de cette compétition. « Nous voulons voir des représentations positives et inclusives ; les talents en situation de handicap ont toute leur place dans ce festival », a-t-elle affirmé, réitérant l’engagement de la JRA en faveur de l’égalité des chances.

Un appel à la solidarité des acteurs locaux et des sponsors

Carole Ahyi, responsable de communication du festival, a rappelé le succès de la première édition, qui a suscité un vif intérêt auprès du public et des défenseurs des droits des femmes. Elle a également lancé un appel aux associations et structures nationales partageant les mêmes valeurs à se joindre à cet événement pour une portée encore plus grande. « Nous faisons appel aux sponsors pour nous soutenir dans cette mission et donner au festival l’ampleur qu’il mérite », a-t-elle déclaré.

Crédit Photo : Carole Ahyi

Fémin’Art 2024 promet d’être un événement marquant, avec une programmation variée et des artistes de tous horizons engagés dans la promotion des droits des femmes. La JRA poursuit ainsi son combat pour l’égalité et le bien-être de la jeunesse et des femmes, un engagement renforcé année après année par ses initiatives sur le terrain.

Organisation à but non lucratif, l’Ong-JRA s’engage depuis des années dans des actions de sensibilisation contre les maux qui affectent les jeunes et les femmes, en particulier les violences basées sur le genre. Le personnel de la JRA reste déterminé à éradiquer toutes formes de marginalisation et de frustration, contribuant activement au développement et à l’épanouissement des jeunes générations.

Avec Fémin’Art 2024, la JRA réaffirme sa mission en ouvrant un espace d’expression artistique pour promouvoir la justice reproductive et l’inclusion.


SENUM 2024 au Bénin : l’APDP appelle les médias à protéger les données personnelles

Dans le cadre de la Semaine du Numérique, édition 2024 tenue au Bénin, l’Autorité de Protection des Données à Caractère Personnel (APDP) a lancé un appel pressant aux acteurs médiatiques. Elle les invite à renforcer leurs pratiques en matière de collecte et d’utilisation des données personnelles pour respecter les droits fondamentaux et se conformer aux réglementations en vigueur.

Un thème au cœur des enjeux sociétaux

Placée sous le thème « Numérique et Médias : nouveaux canaux, nouveaux défis », cette édition souligne l’importance cruciale de la protection des données personnelles dans un paysage numérique en constante mutation. Selon Maître Luciano Hounkponou, président de l’APDP, l’édition 2024 de la SENUM « démontre que les pouvoirs publics mesurent pleinement les défis posés par la protection des données à caractère personnel dans notre société contemporaine ».

Pr Luciano Hounkonou, Crédit P : @Gouvernement du Bénin

Des risques amplifiés par l’émergence de l’IA

Le président a souligné que l’utilisation massive des réseaux sociaux et l’essor de l’intelligence artificielle (IA) exposent les données personnelles à des infractions multiples. Bien que ces données soient immatérielles, elles demeurent vulnérables. L’APDP veille donc à ce que leur traitement soit conformément réglementé par le Livre V du Code du numérique. Par ailleurs, les journalistes jouent un rôle clé dans la protection et la sensibilisation aux droits numériques. « Les acteurs des médias doivent s’adapter aux mutations technologiques, exploiter de nouveaux canaux comme les réseaux sociaux, les blogs et les web TV tout en respectant scrupuleusement la législation sur les données personnelles », a insisté Me Hounkponou.

Pour l’APDP, cette responsabilité implique également la lutte contre la désinformation, la formation des journalistes et la promotion de pratiques éthiques et responsables. Une collaboration accrue entre les médias et l’APDP pourrait être la clé pour relever ces défis.

En sensibilisant le grand public et en promouvant une régulation stricte des usages numériques, l’APDP entend protéger les citoyens face aux dérives technologiques. Ce message s’adresse non seulement aux professionnels des médias, mais aussi à l’ensemble de l’écosystème numérique, afin de garantir un avenir où innovation et respect des droits fondamentaux vont de pair.

Médard CLOBECHI


« La Nuit de l’écologie », quand la Fondation Gnidehoue célèbre les écolos

La fondation Gnidehoue a tenu la 12 édition de « La nuit de l’écologie ». L’initiative vient récompenser les acteurs engagés pour la cause de l’écologie au Bénin dans le cadre de la « Semaine de l’écologie » organisée. Occasion, pour les responsables de la Fondation de faire un bilan des actions menées devant des partenaires, acteurs du monde environnemental. La cérémonie a eu lieu le samedi 15 juin à Cotonou.

Une nuit de récompense des écolos

Une nuit de débats, d’échanges et de récompense pour un Bénin écolo. C’est l’essence de la « Nuit de l’écologie » tenue par la Fondation Gnidehoue. En effet, il s’agit d’une soirée de gala qui valorise les initiatives éco-responsables et célèbre les acteurs majeurs de l’environnement au Bénin. « La nuit de l’écologie, c’est le moment de réunir les acteurs du domaine écologique pour les célébrer, car on ne les célèbre pas assez. Ils font partie des acteurs qui n’ont pas grand moyen, mais qui se battent pour apporter de la valeur ajoutée à leur communauté » confie Christelle Gnidehoue Présidente de la Fondation Gnidehoue.

Christelle Gnidehoue Présidente de la Fondation Gnidehoue / Crédit Photo : Fondation Gnidehoue

Tamou Charaf Yarou reste un modèle d’engagement communautaire. Il est distingué Meilleur ÉcoCitoyen de l’année 2024 recevant un trophée de mérite et plusieurs lots. Président de l’ONG TONKOURO. Tamou Charaf Yarou milite pour la cause environnementale et l’autonomisation de la Femme Rurale depuis plus de cinq (05) ans dans la commune de Parakou au nord du Bénin. Pour ses multiples actions communautaires, il a été distingué par la Fondation Gnidehoue.

Se nourrir sans périr, mais comment ?

Lors de la nuit de l’écologie, des panels ont été animés. Se nourrir sans périr : quelles solutions innovantes ou technologiques pour cultiver les terres sans les dégrader ? C’est le premier panel ayant reçu Steve Hoda CEO d’AfriCereal Group et Tiburce Brice Oussou Responsable du Laboratoire d’Appui à l’Amélioration de la Santé des Sols, de la Qualité des Eaux et de la Sauvegarde de l’Environnement à l’INRAB. Le panel modéré par Donald Akpédjé Fambo montre bonnement que l’agriculture biologique est une réalité réalisable, même à grande échelle. Et la dégradation des terres peut être considérablement atténuée grâce à des pratiques agricoles durables.

Les impacts de la désertification sur la production agricole, les méthodes écologiques de restauration des terres et d’amélioration du rendement des sols sont des thématiques abordées avec Mme Régina, promotrice de la ferme agroécologique Harmon de Sakété.

Les actions de la Fondation Gnidehoue en 2024

Engagée pour la cause environnementale, Christelle Gnidehoue mène depuis plus d’une décennie des actions au sein de sa Fondation Gnidehoue pour impacter les localités du Bénin. Ainsi, de nombreuses initiatives ont été déroulées pour l’année 2023-2024 en cours :

  • La création d’un verger communautaire dans le cadre du projet « Forêt en veille » dans l’arrondissement de Tchaada, commune d’Ifangni
  • La réalisation de nombreuses fresques sur le climat et des ateliers de sensibilisation aux enjeux climatiques auprès d’enfants, de jeunes et d’entreprises, contribuant à la formation d’animateurs compétents engagés pour la préservation de notre planète.
  • Le projet « Jardinons ensemble », qui a permis la création de plusieurs potagers entièrement bio dans diverses écoles, dont Le Calinet, Les Petits Poucet et Epitech. Cette initiative a permis aux élèves de savourer eux-mêmes leurs propres produits bio, etc.
Le projet « Jardinons ensemble » / Crédit Photo : Fondation Gnidehoue

Éducation à la durabilité et l’innovation technologique : le mix gagnant pour restaurer les terres dégradées et lutter contre la désertification ». C’est le thème principal de la 12 édition de la « Semaine de l’écologie ». Elle implique plusieurs activités, dont « la Nuit de l’écologie », l’atelier d’art et de peinture, le match caritatif.

Médard CLOBECHI


La souveraineté semencière : un héritage à protéger, à renforcer et à partager

L’Alliance pour la Souveraineté Alimentaire en Afrique (AFSA) a mené, du 26 avril au 1er mai, une campagne dénommée « MA SEMENCE, MA VIE », une initiative visant à promouvoir les Systèmes semenciers paysans (SSP) et à contrer l’envahissement de l’agriculture industrielle monoculturale intensive sur le continent. En harmonie avec la Journée Internationale des Semences, la campagne a permis d’amplifier les voix de ceux qui militent en faveur des semences libres de brevet et de la préservation des systèmes semenciers traditionnels, cœur de l’héritage agricole de l’Afrique.

En effet, depuis des siècles, les petits agriculteurs africains sont le pilier du succès agricole du continent, en cultivant un système qui soutient plus de 80 % de la population avec des cultures diverses, nutritives et résilientes. Cependant, ces pratiques traditionnelles sont de plus en plus menacées par l’agriculture industrielle et les multinationales semencières, influencées par les héritages de la colonisation et du commerce.

La campagne, « Ma semence, ma vie »

En réponse, la campagne « Ma semence, ma vie » de l’AFSA vise à autonomiser les communautés pour qu’elles réclament et protègent leur héritage agricole et assurent la souveraineté alimentaire pour les générations futures.

Dr. Million Belay, Coordinateur Général de l’AFSA, a souligné l’urgence de la situation :

« Les gouvernements cèdent aux pressions qui favorisent les corporations et le système semencier industriel à travers des accords régionaux sur la propriété intellectuelle et le commerce. Ces accords privilégient les semences industrielles et la production de marchandises, reléguant à l’arrière-plan la diversité vitale des semences des agriculteurs et leur expertise en gestion des semences. Il est temps de changer de cap. Nous devons plaider en faveur de politiques qui soutiennent les systèmes semenciers locaux et l’agriculture agroécologique, en autonomisant nos agriculteurs dans le cadre de la souveraineté alimentaire. »

Dr. Million Belay, Coordinateur Général de l’AFSA

Les objectifs spécifiques de la campagne incluent :
– Élever les SSGA au rang de piliers de la biodiversité et de la souveraineté alimentaire à travers l’Afrique,
– Plaider en faveur d’une réforme politique et d’un soutien juridique pour garantir que les SSGA soient reconnus et soutenus, protégeant ainsi les droits des agriculteurs de sauvegarder, d’échanger et de vendre leurs semences,
– Construire un mouvement continental fort qui sensibilise sur l’importance des SSGA pour la santé écologique, la sécurité alimentaire et la nutrition.

« Les semences des agriculteurs ne sont pas simplement une ressource, mais le sang vital de la souveraineté alimentaire de l’Afrique. Elles incarnent la fiabilité, l’accessibilité, la capacité à s’adapter aux changements climatiques et à résister à toutes les pressions » déclare M. Hakim Baliraine, Président de l’AFSA.

À l’occasion du lancement de la campagne, une déclaration puissante et un appel à l’action, exhortant les décideurs africains à donner la priorité aux Systèmes semenciers paysans (SSP) dans leurs politiques agricoles a été lancé afin de contribuer à forger un avenir durable et biodiversifié où les systèmes alimentaires africains sont résilients, culturellement riches et libres de la domination des entreprises, en accord avec les engagements mondiaux visant à défendre les droits des agriculteurs et la souveraineté alimentaire.


Bénin: « DURAGIRE », le programme de Gestion intégrée des ressources en eau lancé

Il est de plus en plus important de coordonner des actions durables pour la Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE). En effet, c’est dans ce contexte que le programme DURAGIRE (Durabilité des actions GIRE dans le delta de l’Ouémé) a été lancé le mercredi 6 mars 2024 à Cotonou. Il est mis en œuvre par un consortium composé de SNV, VNG International et l’Association Nationale des Communes du Bénin (ANCB). Objectif, améliorer la résilience des communautés du bassin de l’Ouémé face aux risques liés à l’eau causés par les effets des précipitations saisonnières. Il fait suite au programme OmiDelta et ses activités visent à soutenir la durabilité des acquis ou réalisations de OmiDelta. 

Dans son discours d’ouverture, Jeanette de Regt Directrice Nationale SNV Bénin, fait savoir que l’évaluation du programme OmiDelta a confirmé de très bons résultats, mais il y avait quelques défis en termes de durabilité. C’est ce à quoi répond le programme DURAGIRE. « Nous sommes très fiers de pouvoir contribuer dans la durabilité des résultats du programme du GIRE OmiDelta à travers le programme DURAGIRE », révèle la Directrice nationale SNV au Bénin tout en invitant les différents acteurs pour l’atteinte de futurs objectifs.

Crédit Carmen Houndedji / Les officiels

La question préoccupe l’Association Nationale des Communes du Bénin, membre du consortium du projet.  « Les ravages causés par les inondations de 2022, nous rappellent que l’eau, un liquide précieux de la vie demeure une menace constante pour les communautés », avance Luc Atrokpo. À l’en croire, les épisodes d’inondations, montrent clairement la limite des avancées en matière de gestion intégrée des ressources en eau. C’est la raison de la synergie d’actions du consortium SNV, VNG International et ANCB à travers le projet DURAGIRE. Il prend en compte 14 différentes communes dans la vallée de l’Ouémé, dont Adja-Ouèrè,  Adjohoun, Bonou, Dangbo, Les Aguégués, Ouinhi, Sèmè-Podji, Toffo, Porto-Novo, So-Ava, Zangnando, Zè, etc., pour une période d’exécution de 36 mois. Deux autres communes seront intégrées au projet.

Crédit Carmen Houndedji / Les participants à l’atelier de lancement

L’ANCB à travers son président a pris l’engagement au nom de tous les maires des communes du Bénin, d’œuvrer pour un meilleur suivi du projet dans les localités. Représentant le ministre de l’Énergie, de l’eau et des Mines Samou Adambi, Konlo Chabi affirme que, le programme représente une réponse proactive et stratégique aux défis auxquels sont confrontées les communautés en matière de sécurité hydrique, de responsabilisation dans les acquis de OmiDelta, l’effectivité de la GIRE dans les bassins et de prévention des risques et catastrophes liés à nos populations. « Le Bénin est confiant que les résultats de ce programme seront concluants et permettront de formuler une autre phase qui couvrira tout le bassin de l’Ouémé », souhaite le représentant du ministre en lançant officiellement les travaux de l’atelier.

Les phases du programme DURAGIRE

Crédit : Carmen Houndedji

Le programme vise trois grands objectifs. Il s’agira d’assurer l’accès équitable aux ressources en eau des communautés du delta de l’Ouémé, préserver les ressources. Et, de protéger les communautés des défis qu’engendre l’eau, dont l’inondation, l’érosion des sols, etc. La mise en œuvre du projet se fera en plusieurs étapes. Une première phase consistera à faire des études préliminaires pour un état des lieux. La deuxième phase permettra de mettre en place des comités locaux dans les localités bénéficiaires du projet.

Médard CLOBECHI


Bénin : les conducteurs de Taxi-Moto à l’école de la notion des droits humains

Amnesty International Bénin a entrepris de former des personnes à fort impact sur les questions cruciales des droits humains. Une initiative novatrice lancée depuis mai 2023. L’organisation de défense des droits de l’homme ne s’est pas limitée aux conférences classiques, mais a pris une approche pragmatique en ciblant des acteurs clés de la société, dont des journalistes, des élus locaux et les conducteurs de taxi-moto, communément appelés « zémidjans ». C’était ce lundi 18 décembre 2023 au siège du 8ᵉ arrondissement de Cotonou. Le compte rendu de cette activité à suivre ici.

by Kévin da Silva
Podcast de l’atelier de formation des conducteurs de taxi-moto de la ville de Cotonou by Kévin da Silva

Publié par Kévin da Silva


AfricTivistes CitizenLab Bénin, la fabrique de la démocratie participative

En quoi le numérique peut être un outil mis au service de la participation citoyenne dans nos états ? C’est tout le sens du projet AfricTivistes CitizenLab Bénin qui se veut être une plateforme numérique à travers la production de contenus de valeur dédiés à la démocratie et la participation citoyenne. Ainsi, du 20 au 24 novembre à Cotonou, une quinzaine de jeunes béninois aux profils variés (Blogueurs, journalistes, vidéastes, activistes, etc) ont bénéficié d’une formation des formateurs sur : l’engagement citoyen, la campagne digitale/le plaidoyer et la participation citoyenne, la démocratie. Cheikh Fall fondateur de AfricTivistes a assuré cette formation. L’objectif est de créer un réseau d’acteurs engagés pour identifier, étudier, réfléchir et proposer des solutions aux questions socio-politiques du Bénin. Dans ce billet, nous recevons pour vous en entretien, Abdou Aziz Cissé Coordonnateur du Projet AfricTivistes CitizenLab, Coordonnateur pédagogique — Mooc Démocratie, élections et gouvernance. Il fait lumière sur ce projet participatif au Bénin qui donne droit à la plateforme en ligne.


Après la Mauritanie, des jeunes béninois ont bénéficié du projet AfricTivistes CitizenLab. Pourquoi africTivistes CitizenLab ?

AfricTivistes en tant qu’organisation panafricaine lancée depuis novembre 2015, met en place des projets qui impliquent les jeunes. Donc, après CitizenLab Mauritanie, nous avons mis en place CitizenLab Bénin. CitizenLab est un programme d’accélération de la participation citoyenne. Ce projet, nous le voulons participatif, ouvert et engagé. Il permet aux jeunes de promouvoir la participation citoyenne et la démocratie participative à travers la production de contenus et dérouler des sessions de formation pour d’autres jeunes afin ces derniers soient sensibilisés sur les mêmes thématiques. Le projet est panafricain, le Bénin est le deuxième pays qui en bénéficié après la Mauritanie. Nous allons continuer de le dérouler dans d’autres pays africains pour construire une Afrique faite par nous et pour nous.

« CitizenLab est un programme d’accélération de la participation citoyenne. Ce projet, nous le voulons participatif, ouvert et engagé. Il permet aux jeunes de promouvoir la participation citoyenne et la démocratie participative à travers la production de contenus et dérouler des sessions de formation »

Quelle est l’importance de l’implication des jeunes dans la participation citoyenne ?

Nous à AfricTivistes, nous croyons qu’il n’y a pas de démocratie réelle sans participation citoyenne. Parce que ce sont les jeunes d’aujourd’hui qui feront les leaders de demain. En ce qui concerne le menu d’engagement, il a été adopté en 2021 lors du sommet pour la démocratie. Ce menu d’engagement est une bible de la participation citoyenne, il y a des points sur la liberté d’expression, la défense des droits de l’homme, la participation politique des jeunes dans les organisations de prises de décisions, etc. Dans ce projet, nous plaidons afin que le menu d’engagement soit adopté par les gouvernants, afin des instruments comme la Charte africaine de la démocratie, des éléction et de la gouvernance (CADEG ) , la charte africaine de la jeunesse, le protocole de Maputo, etc. Nous faisons la promotion de tous ces instruments afin de dire à nos dirigeants que notre démocratie ne sera viable, que tous les citoyens en général pourront participer à son renforcement ou consolidation. 

Le Projet AfricTivistes CitizenLab Bénin est désormais lancé, quelle est la suite ?

Au Bénin, il y a une communauté de jeunes qui existe déjà. Cette dynamique collective déploiera ses différentes activités qui consisteront à produire des contenus et à dérouler des sessions de formation à l’endroit d’autres jeunes et les outiller sur les thématiques relatives à la démocratie, défenses des droits de l’homme et d’autres causes pour la consolidation de la démocratie au Bénin. Parce que le Bénin est un précurseur de la démocratie en Afrique de l’Ouest, c’est ici qu’a lieu la première conférence des forces vives de la nation. Donc, nous ne sommes pas ici pour apporter de la démocratie, nous voulons la consolider et faire impliquer plus la participation citoyenne.

l'interface de la plateforme AfricTivistes CitizenLab Bénin
l’interface de la plateforme AfricTivistes CitizenLab Bénin

Un appel à l’endroit de la jeunesse béninoise ?

La jeunesse béninoise doit savoir qu’elle est forte, qu’elle a un potentiel. Cette force, ses opportunités et ses potentiels, elle doit les mettre au service du renforcement de la démocratie béninoise, car c’est le seul système qui nous permet de vivre pleinement dans la prospérité ou de faire de la prospérité, du développement, pas un concept, mais une réalité.

https://www.youtube.com/watch?v=7vh2rzYzOL4
Quelques membres de AfricTivistes CitizenLab Présentent le projet…