Médard Clobechi

CAN 2023 : bousculades lors du match Bénin-Sénégal, la gratuité et l’incivisme tuent

Le match opposant le Bénin au Sénégal pour le compte de la 5e journée des éliminatoires CAN 2023 fait le branle-bas de l’actualité. Des bousculades au stade Général Mathieu Kérékou ont occasionné plusieurs morts et blessés dans le rang du public béninois. Dès lors, les photos des victimes font le tour des réseaux sociaux. 

La soirée de ce samedi 17 juin reste sombre pour plusieurs supporters et familles béninois malgré un score nul 1-1. La horde de supporters lors du match Bénin – Sénégal a occasionné des morts et plusieurs blessés. Une situation critique qui touche plusieurs familles. « Je viens du Centre national universitaire Hubert Koutoukou-Maga (CNHU-KM). On m’a annoncé que mon enfant a perdu connaissance suite aux bousculades qui se sont produites lors du match d’hier », a confié André, un père de famille. Son enfant est admis aux urgences dans un état critique. Comme l’enfant , plusieurs jeunes ont été blessés et d’autres ont perdu la vie. Un jeune de Cocotomey du nom de Kérol, venu assister au match est mort à l’hôpital de zone de Mènontin après avoir aussi totalement perdu connaissance au stade. 

Crédit : Juste Aoutcheme

L’incivisme du public béninois, le gros mal


Un vrai problème de civisme se pose quand on sait que chaque ticket numéroté et correspond à sa porte d’entrée. En réalité, le public béninois refuse de se conformer aux règles sur les lieux. « Beaucoup voulaient rester là où il y avait les leurs. Alors, lorsqu’ils ont des tickets qui leur donnent accès à un autre périmètre de la tribune ils contournent pour rejoindre les leurs. », confie Tanguy Tchidimè un témoin des faits avant de faire savoir que la police mettait de l’ordre, mais certains se foutaient et voulaient faire leur volonté. Cela a amené les policiers à matraquer les indisciplinés, et bonjour au grand désordre entre les policiers et le public. D’autres personnes disposant du ticket voulaient forcément prendre par l’entrée principale du stade. L’incivisme et l’indiscipline de certains supporters ont donc compliqué le travail des organisateurs. 

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La gratuité des tickets, un couteau à double tranchant ? 


Le ministère des Sports à travers la fédération béninoise de football a décidé de mettre les tickets gratuits à la portée de tous les Béninois. Cette gratuité a semblé être l’un des points de départ des bousculades. Puisqu’un grand public béninois a fait le déplacement. De l’idée de la gratuité, les organisateurs devraient prendre les mesures idoines pour encadrer le monde venu suivre le spectacle de match entre les guépards et les lions du Sénégal.

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En ce qui concerne la gestion du public, la gestion des entrées et sorties du stade, beaucoup de ratés ont été notés. Cela a entraîné des débordements du public dans certains périmètres de la tribune pendant que d’autres périmètres de gradins sont moins chargés. « Il faut avoir l’honnêteté de le dire. Les personnes qui avaient des Pass VIP et les invitations ont eu beaucoup de mal à entrer dans le Stade. Il y a même des autorités qui n’ont pas pu suivre le match et se sont retournées. La gestion des entrées a totalement faussé », se désole l’artiste Crisba.

Au-delà de la gratuité des tickets, les acteurs du foot béninois ont failli dans l’organisation. Et, qui veut aller de l’avant doit tirer les leçons des faits qui se sont produits. Le ministère des Sports et la FBF doivent alors tirer les meilleures conclusions pour tenir le pari d’une bonne organisation des prochains matchs. Une enquête est ouverte par le procureur de la republique pour situer les responsabilités. En attendant, l’indiscipline, l’incivisme et la gratuité ont plongé des familles béninoises dans le deuil. Paix à l’âme des disparus malgré la fameuse égalisation à la lueur d’une frappe rageuse de Rachid Moumini à la 78e minute. 
Médard Clobechi 


Princesse Fassie, l’autre amazone de l’histoire du Dahomey révélée

Doit-on encore s’attarder sur l’histoire d’une figure féminine de l’histoire du royaume de Dahomey ? A l’heure où le monde accorde du crédit à la représentativité des femmes, il est impossible d’ignorer dans le coup de l’histoire une princesse du Dahomey. Il s’agit de la princesse Fassie. Elle est méconnue comme la Reine Tassi Hangbé, était aussi longtemps restée inconnue du grand public. Emérick Boby, artiste plasticien découvre une partie de l’histoire de cette brave femme, et révèle son portrait pictural pour la toute première fois aux béninois sur la 2e édition de l’exposition collective PERSPECTIVES#2 à l’espace culturel Le Centre.

Qui est la princesse Fassie ?

Une œuvre picturale de Princesse Fassie by Emerick Boby

La princesse Fassie est une amazone du Dahomey déportée. Elle fait partie de la collection de Clemens Radauer. Ce dernier à une collection privée importante de photographies cartes postales des zoos humains exposés en Europe et en Amérique dans les années 1870 à la fin de la deuxième guerre mondiale. Ces zoos humains étaient organisés pour exhiber des humains de d’autres régions d’Asie, Amérique, Afrique afin que les populations riveraines américaines du nord  et européennes puissent voir les types de personnes qui existent sur terre. C’est la raison qui justifie cette sorte d’exposition des zoos humains. Mais, la vraie cause, c’était pour assouvir aux stéréotypes qu’avaient les européens et nord-américains sur le reste du monde.

Dans le lot des zoos exposés, la princesse Fassie a également participé à cette exhibition. Elle a été photographiée. Ces photographies ont fait objet d’exposition pour la toute première fois en 1910. Cette photographie a été prise dans le campement des dahoméens à la manufacture de Charleville. Une manufacture créée en  1645 qui a vu son déclin dans les années 1860. Dans l’histoire, cette manufacture a fourni la plus grande partie d’arme utilisée au cours de la première guerre mondiale.

Le nœud de la découverte du portrait de la Princesse Fassie

La princesse Fassie est une figure féminine effacée de l’histoire du Dahomey.  Emérick Boby, un jeune artiste plasticien atypique, travaillant sur les thématiques artistiques liées aux femmes, les enfants et le changement climatique découvrent en 2019, l’histoire de cette amazone suite à de  profondes recherches. «  Je menais des recherches sur les figures féminines braves au Dahomey.  Très vite, j’ai été surpris par la posture, l’accoutrement, la dextérité d’une photo portrait .» Suite à une recherche poussée, le jeune artiste plasticien appréhende l’identité de la brave femme qui s’y cache sur la photo dans une collection photographique privée du collectionneur Clemens Radauer.

L’artiste félicité par le ministre Jean-Michel Abimbola pour sa découverte. Crédit Photo : Le Centre
Emerick Boby et le public Crédit Photo : Le Centre

Il s’agit de la princesse Fassie. L’artiste tente pendant trois (03) bonnes années de collecter des informations sur la princesse, très effacée de l’histoire.  Et, découvre qu’elle a été déportée. « J’ignore jusque-là son année de déportation. » a-t-il fait savoir avec consternation et se régale d’espoir de continuer les fouilles. A travers une œuvre picturale, Emérick Boby dépeint le portrait de la princesse et la révèle au monde entier. Un travail méticuleux de ce jeune artiste plasticien qui étonne plus d’un, au-delà de son univers artistique.

L’expo collective PERSPECTIVES#2

Crédit Photo : Le Centre

L’exposition collective PERSPECTIVES est un vernissage grand public qu’organise l’espace culturel Le Centre. L’initiative est à sa deuxième édition et permet de faire lumière sur les artistes contemporains et  surtout de révéler des jeunes talents dans l’art plastique à travers leurs travaux. L’édition 2 a réuni huit (08) artistes au total dont Emérick Boby, Philippe Hachémè, Syl Loko, Ardhy Massamba, Patricorelart, Joannes Mawuna, Marius Tchiakpè et Darios Tossou.


Bénin : « la Dictée du Rotary » pour promouvoir l’excellence chez les élèves

La journée action dictée et orientation de Rotary Club s’est tenue ce samedi 25 mars 2023 à la Bibliothèque Bénin Excellence de la Fondation Odon Vallet de Godomey. Cette journée qui est à sa 9e édition à travers l’organisation du concours « la Dictée du Rotary » promeut l’excellence en milieu scolaire. Plusieurs collèges et lycées de la commune d’Abomey-Calavi ont participé au challenge.

Venus de six (06) différents collèges et lycées de la commune d’Abomey-Calavi, 132 élèves ont participé à la 9e édition du concours de la dictée du Rotary. Il s’agit des enfants en classe du premier cycle, et second cycle dans les collèges dont la 4e, 3e, et 2nd, 1ère et la Tle toutes séries confondues. À travers une dictée préparée comme dans l’ancien programme, les élèves ont essayé de restituer leurs connaissances de la langue française.

Crédit Photo : Vidéo leader

Sur un total de 132 candidats, les dix  (10) premiers lauréats ont été sorti du lot au terme de la correction: 1er Kam SIÉ LUC (JM Le Faucon) 2 fautes, 2e WANKPO Augustino (CEG 1 Godomey) 3 fautes, 3e AHYI Mireille (JM Le Faucon) 5 fautes, 4e METCHONOU Adélaïde (Ste Félicité), 5e GNIMASOU Orian (Ste Félicité), 6e ASSOGBA Florian (JM Le Faucon), 7e ADEOGUN Blinda (CEG1 Godomey), 8e ZOSSOUGAN Daniella (Ste Félicité), 9e HOUNZAME Hélios (CEG 1 Godomey) et 10e ZOlA Doria de Ste Félicité. Les dix (10) premiers lauréats à ce concours d’écriture ont reçus de divers lots constitués de livres, cahiers, tablettes, calculatrices scientifiques, stylos et de divers gadgets.

Crédit Photo : Vidéo leader

La dictée pour corriger l’orthographe

À en croire Jean-Paul LEGONOU Président de Rotary Club Abomey Calavi, le concours ‘’la dictée du Rotary ’’ est une initiative qui vise la promotion de l’excellence et qui amène les enfants à s’appréhender de l’importance de l’orthographe. « Nous avons constaté que la plupart des élèves écrivent au son. Vous savez comment ils écrivent à travers les SMS, et même en classe ils le font. Nous organisions cette activité pour les amener à en prendre conscience.»

La Dictée du Rotary s’inscrit dans l’un des axes stratégiques de Rotary International. Il s’agit  de l’axe stratégique alphabétisation et éducation, prévention de l’illettrisme. La dictée du Rotary promeut donc l’excellence en milieu scolaire. Les écoles participantes ayant pris part à cette 9e édition, ont reçu également des distinctions. Pour Chasme Charlemagne, Professeur de Philo au Complexe scolaire Ste Félicité et représentant l’école à cette occasion, la dictée est entrain de quitter les rangs, mais ce concours permet de dire qu’elle est encore importante pour l’école.

Crédit Photo : Vidéo leader

Outre la dictée, les enfants ont été entretenus sur diverses thématiques. Il s’agit de « la protection des grossesses en milieu scolaire, l’utilisation à bon escient des réseaux sociaux, le métier des ressources humaines et l’inspection des douanes etc… » Des thématiques édifiantes pour permettre aux jeunes élèves d’acquérir des informations utiles en santé sexuelle  et leur favoriser un large vu sur les métiers professionnels. Kam Sié Luc qui occupe la première place à ce concours s’est dit heureux d’avoir participé au challenge qui lui permet de confirmer ses acquis.  


Une pensée aux « femmes dans l’ombre »

En Afrique, les femmes non instruites constituent une grande partie de la gent féminine que celles instruites ou directrice d’entreprises. Ces femmes sont le noyau de la famille et participent activement à l’économie. Mais, elles souffrent le martyre quotidiennement dans nos villes et villages. Pour le bonheur des enfants, nos mères se tuent mais se régalent toujours d’espoir d’un avenir radieux. Aujourd’hui, je rends hommage aux femmes qui nous tiennent, à qui nous devons nos réussites. Il s’agit des ‘’femmes dans l’ombre.’’

La vie des « femmes dans l’ombre »

Crédit Photo : Isaac Houngnigbe Une femme devant son étalage Ablo

Ces femmes sont les premières à se réveiller tôt, et à se coucher tard. Parcourir des kilomètres de routes dégradées avant de se rendre aux marchés, aux champs, ou parfois pour avoir accès au liquide précieux (eau potable), sont de véritables difficultés auxquelles elles font face dans un silence assourdissant. L’autre cliché de femmes dans nos villages, est celle des qui portent sur tête, ou sur la selle de leur bicyclette de fagot lourd et autres au retour des champs.

En villes, « les femmes dans l’ombre » existent.
Nous en voyons dans nos maisons, quartiers ou marchés. Au marché Dantokpa, elles sont une référence. Certaines d’entre elles sont vendeuses de pur water, de pain … D’autres s’activent chaque matin à nous servir nos nourritures préférées (Abôbô, Atassi, Pâte…) qu’elles vendent sous un soleil de plomb. Les problèmes qu’elles rencontrent en une journée de vente avec les clients (hommes) nous n’avons pas idée. 

Pourquoi les femmes dans l’ombre se battent ?

Justement, c’est pour nourrir le foyer (les enfants surtout). Ces femmes, je les appelle « Femmes dans l’ombre ». Les femmes qui se battent jour et nuit, pas comme les autres et qui sont inconnues du grand public. Elles n’ont rien à envier à celles qui sont dans les bureaux en ville. Et qui sont maîtresses de la grande désinvolture, et la paresse dans les structures étatiques.

Crédit Photo : Sea Pacome

Les femmes dans l’ombre, sont celles qui s’attellent jour et nuit pour le bonheur des enfants. Derrière cette recherche perpétuelle de paix pour le cocon familial, elles participent à la croissance de l’économie nationale. Car plusieurs d’entre elles exercent dans le secteur informel. Au Bénin, le secteur informel représente plus de 50 %. C’est sans doute elles qui façonnent d’une part notre économie. À dantokpa, celles qui possèdent ou pas une boutique remplissent les caisses de la Société de gestion des marchés autonomes (SOGEMA) à travers le paiement des tickets. Et, dans nos quartiers, devant leurs étalages, elles sont aux trousses des agents d’impôts.

La femme dans l’ombre et la femme instruite

Ces femmes ne sont pas celles qui passent de longueur de journée dans un bureau climatisé.

  • Elles ne comprennent pas les grandes notions du droit comme Marie Élise Gbedo.
  • Elles ignorent ce que vous appelez « Féminisme »
  • Elles n’apparaissent pas dans les grandes instances de décisions,
  • Elles ne sont pas de la classe « Caste » dont Frantz Fanon fait cas dans son œuvre « les damnés de la terre »,
  • Faby I. Amazone dira que ces femmes vivent un « Mal masqué en résilience », puisque malgré elles, plusieurs sont battues psychologiquement, et physiquement par leurs maries…

La plus grande différence entre elles et les autres est qu’elles ne sont pas instruites. Leurs conditions de vie sociales restent indifférentes des femmes de la classe moyenne. Et pourtant, nos mères se battent. Et, les résultats semblent apparaître dans l’ombre.

C’est pourquoi je les appelle « les femmes dans l’ombre ». Bonne fête à nos mères qui souffrent dans l’ombre. D’ailleurs, elles ne savent rien du concept 08 mars. Elles se contentent de vivre au quotidien.




Réseau des Jeunes Leaders Transformationnels du Bénin : Armand GUÉHOU prend officiellement les rênes de l’association

C’est un secret de polichinelle. Roliane YEBOU-DODO n’est plus la Présidente du bureau national du Réseau Jeunes Leaders Transformationnels (JLT). La désormais honorable de l’association a passé la main au nouveau bureau porté par Armand GUÉHOU ce jeudi 16 février 2023 au siège de l’Organisation Non Gouvernementale (ONG) OSV Jordan dans la commune d’Abomey-Calavi, département de l’Atlantique.

Après exactement 03 ans passés à la tête de l’association Jeunes Leaders Transformationnels du Bénin (JLT), la Présidente Roliane YEBOU-DODO dépose le tablier conformément aux statuts de l’association. Au cours de cette cérémonie sobre et riche en couleur surtout, elle a dressé aux membres du jeune mouvement le bilan général de ses activités au cours du mandat. Dans sa prise de parole, après avoir félicité son successeur pour sa brillante élection, elle a au nom des autres membres de son bureau fait le point des 36 mois qu’elle a passés à conduire les destinées de l’association JLT du Bénin.

Crédit Photo : Ulrich Zinsou

« Au cours de mon mandat, mon équipe et moi avions réussi à :
œuvrer pour réunir toutes les pièces nécessaires pour la reconnaissance juridique de l’Association JLT ;
participer et réussir à faire connaitre JLT aux réunions internationales comme le Sommet de Nairobi sur les 25 ans de la conférence Internationale sur la population et le développement ; également aux 48h de Dialogue Régionale du partenariat de Ouagadougou sur la COVID19 et son impact sur le bien-être et la SSRAJ pour ne citer que celles-là et par les maires pour le plaidoyer en ce qui concerne la création d’une ligne budgétaire pour les activités de l’Association »
a t-elle confié.

De même, au cours de son mandat le réseau mis en place par Dr. Josephat AVOCE est arrivé selon Roliane YEBOU-DODO à « installer les comités communaux dans 29 communes du Bénin et ceci avec l’aide de l’ONG OSV/ Jordan grâce au financement de l’UNFPA ; négocier auprès de OSV Jordan le financement des activités de sensibilisation au profit des adolescents et jeune des communautés du Bénin sur les sujets de contraceptions, de santé, de maîtrise de sa sexualité en tant que jeunes et de référence vers les centres de santé pour diverses prise en charge ; organiser et participer au cadre de concertation communale de SSRAJ dans la zone sanitaire Abomey-Calavi et Sô-Ava » et bien d’autres actions ayant touché la vie des adolescents et jeunes du Bénin en général.

À son tour, Armand GUÉHOU, Président entrant, s’est solennellement engagé à révéler l’association, dont il tient désormais les rênes. Il annonce que son mandat sera marqué par des actions smarts et innovantes, pour changer l’environnement socio politique des programmes de PF / SSRAJ et surtout accroître l’accès des jeunes aux informations et produits de qualité en termes de santé sexuelle.

« je voudrais vous rassurer que ma seule ambition est de travailler de toute mes forces afin que JLT BÉNIN, notre cher association se révèle non seulement au monde entier, mais soit également classée au titre des associations championnes en termes de SSRAJ au Benin » a déclaré Armand GUÉHOU.

C’était aussi l’occasion pour lui de prendre des engagements fermes vis à vis des membres de l’association.

« Je m’engage ici, devant vous, à être le Président de tous les JLT du Bénin, à être à leur écoute, à toujours œuvrer dans l’intérêt de l’association et de ses membres et à continuer l’œuvre engagée par ma prédécesseur, Madame Roliane YEBOU DODO » s’est engagé le nouveau Président des Jeunes Leaders Transformationnels du Bénin.
En tant que partenaire clé, l’OSV Jordan a présidé la cérémonie de passation de JLT BÉNIN en la personne de sa Directive Exécutive Mme Pulchérie ACHADÉ. En bonne mère, elle a prodigué des conseils au bureau entrant et à réitérer au nom de son Organisation, sa disponibilité pour accompagner les JLT du Bénin dans les différentes actions qui vont se poursuivre tout au long du mandat pour permettre aux jeunes du Bénin d’avoir une sexualité saine, responsable et de grandir.

Liste des membres du Conseil d’administration National de JLT BÉNIN

Président : Armand GUEHOU

Vice-Présidente chargée du plaidoyer : Nisette SAMBA

Secrétaire Général : Marcel TETE

Secrétaire Générale Adjointe chargée de la communication : Gloria DANHOUBO

Trésorière Générale : Marthe HOUANDE.

Trésorier Général Adjoint chargé des jeunes en situation de vulnérabilité ou de handicap : Makarios GBADO

Crédit Photo : Ulrich Z. (Le bureau entrant)

Ce que vous devez absolument savoir à propos du réseau JLT Bénin (JLT)

Créée depuis 2018 dans les 09 communes du Zou au départ, il rassemble quelques jeunes issus de l’Union des Communes du Zou (UCOZ). Le JLT a été installé pour la première fois par l’ancien Président de l’UCOZ, Maire LUC ATROKPO, avec l’appui de la fondation Bill et Mélinda Gates à travers The Challenge Initiative (TCI). Intervenant actuellement dans 29 communes du Bénin son objectif est de « transformer l’environnement socio- politique des programme de populations et développement en environnement habilitant ». De même, JLT travaille pour « accroitre la participation des jeunes aux instances de prise de décision et à la
mise en œuvre des programmes de population et développement les
concernant »
. L’autre objectif poursuivi par l’association Jeunes Leaders Transformationnels du Bénin est d’accroître la demande des services en matière de population
et développement par les adolescents et jeunes et de contribuer à l’amélioration de la qualité de l’offre des services en matière de population et développement aux adolescents et jeunes conformément aux textes de lois, cadres d’orientations stratégiques, normes, standards, protocoles, directives et règlements en vigueur.

Autant d’objectifs qu’ Armand GUÉHOU et son équipe continueront de mettre en œuvre pour préparer des jeunes de type nouveau et des femmes plus épanouies pour un monde plus vivable. Le Réseau JLT a son siège National dans la commune d’Abomey-Calavi et des représentants dans toutes les communes dans lesquelles elle intervient pour le compte de ses activités.

Ulrich ZINSOU


«Zéro Palu Je M’engage», des journalistes outillés pour communiquer autrement sur le paludisme  

Des journalistes communautaires étaient en formation pour mieux communiquer contre le phénomène sanitaire du paludisme dans les villages d’intervention du projet. Cet atelier de formation est une initiative de l’ONG RACINES en collaboration avec Speak Up Africa qui a duré deux jours à Bohicon.  

Huit acteurs des médias communautaires ont bénéficié des stratégies efficaces de communication sur le paludisme dans les médias. Venus de Djidja, Savè, Klouékanmè et Grand-Popo, ces acteurs ont représenté les médias radios très écoutés dans les zones reculées. Il s’agit des Radios Lalo du Couffo, Mifon FM de Djidja, Idadu FM de Savè et Mono FM de Comè représentées chacune par deux journalistes.
En effet, les médias communautaires sont des instruments d’information et de communication plus proches des habitants des villages. Ainsi, dans le processus de lutte contre le paludisme dans les quatre zones d’intervention du projet « Zéro Palu Je M’engage », il s’avère nécessaire d’impliquer les acteurs des médias. Ceux-ci ont reçu les stratégies de communication efficaces sous la supervision du formateur Alain TOSSOU, spécialiste en communication média et point focal de Speak Up Africa.

Crédit Photo: ONG RACINES
Crédit Photo : ONG RACINES avec son accord

« Beaucoup de pays ont réussi à maîtriser le paludisme à travers l’intensification de la communication et des sensibilisations. C’est dans cette logique qu’au Bénin, avec l’appui du PNLP et du partenaire Speak Up Africa, les acteurs des médias ont un rôle clé à jouer dans cette lutte compte tenue de la portée de leur voix afin d’impacter les communautés. Ils constituent de ce fait des acteurs du changement » a fait savoir Tobias GBAGUIDI, Responsable Unité Programme Zou-Collines de RACINES.

Crédit Photo: ONG RACINES
Crédit Photo : ONG RACINES avec son accord

Dans le même sillage, Dr GBATCHO Ulrich, Médecin chef de la commune de Djidja s’inquiète du fléau dans sa commune. Il invite les leaders d’opinion dans les médias à aider la population à maîtriser le vecteur et les signes du paludisme pour son élimination.
Les journalistes formés sont désormais engagés à Lutter Pour Ce Qui Compte. Ils sont affutés à communiquer autrement dans leurs médias sur les causes, conséquences du paludisme afin d’éliminer le fléau sous nos cieux.


Projet Média-B, les journalistes web outillés pour la consolidation de la paix

Les journalistes Web et TV béninois étaient en formation contre toutes les formes de violences. Le projet Média B initié par l’ONG Éduc’ action en partenariat avec l’Union européenne, et plusieurs autres ONG tient à renforcer les capacités des journalistes web et TV en vue de la consolidation de la paix au Bénin. La cérémonie de lancement de cette formation qui dure trois jours s’est au Centre Guy Riobe de Parakou.

La lutte contre toutes les formes de violences est un défi qui engage la responsabilité de tous les citoyens. Pour les journalistes, des faiseurs d’opinion donc, cela paraît être un travail quotidien dans le processus d’information. C’est l’objectif du projet MEDIA B au profit des journalistes béninois. Depuis le jeudi 24 novembre, les journalistes affûtent leurs connaissances sur les notions d’extrémisme violent. Quel rôle peuvent jouer les médias et le journaliste dans la lutte contre l’extrémisme violent? Et, quel devrait être le comportement d’un journaliste face à une violence ?

Mon interview sur la formation et l’extrémisme violent
Crédit Photo: ONG Éduc’ Action

Autant de questions auxquelles le projet MÉDIA-B initié par l’ONG Éduc’ Action financé par l’Union Européenne avec le consortium des ONG We World Onlus, Osservatorio di pavia apporte les réponses avec les formateurs, deux professionnels des médias Brigitte Adélakoun, et Romuald Vossoh. Au détour, d’une conférence de rédaction comme dans le champ de travail, les participants ont identifié des sujets de reportage et définissent les angles de traitement ne pour la consolidation de la paix. Des exercices qui pourront amener les hommes des médias à s’intéresser à la question de paix, afin d’en être de grands ambassadeurs dans l’exercice de leur fonction

Le Projet MEDIA-B est mis en œuvre dans 17 localité, incluant 3 communes dans 4 départements ciblés (Alobori, Atacora, Borgou, et la Donga), et 5 villes importantes du sud- Bénin.


Projet “Zéro Palu ! Je M’engage”: Ces activités à haut impact de l’ONG RACINES dans le Couffo, grâce à son partenaire Speak Up Africa

Des clubs scolaires et comités villageois anti paludisme ont été installés à Klouékanmè. La lutte contre le paludisme dans les milieux tropicaux reste le leitmotiv de l’ONG RACINES et son partenaire Speak Up travers, le projet “Zéro Palu ! Je M’engage”, plusieurs actions ont été menées dans la journée du Jeudi 08 décembre de même que le vendredi 09 décembre 2022 dans la commune de Klouékanmè dans le département du Couffo.

Appuyer la mise en place de 03 clubs scolaires et accompagner les comités villageois de lutte contre le paludisme installés à Klouékanmè dans la mise en œuvre de leurs paquets d’activités. Ce sont les différentes activités menées par l’ONG RACINES dans l’arrondissement de Tchikpé à Akouègbadja, Zouzoukanmey et Gnantchimè. Villageois, élèves et enseignants, point focal santé au niveau de la mairie avec l’appui des agents d’hygiène et de santé, ont été entretenus sur l’importance de club et comité anti paludisme au sein des écoles et villages.

Crédit Photo: ONG RACINES

Chaque club scolaire anti palu composé d’un (01) directeur, deux (02) enseignants, et six (06) écoliers,  aura pour mission d’organiser des séances de sensibilisation à l’endroit de leurs camarades et mèneront des actions d’assainissement au sein et autour de l’école.  Ces activités seront suivies par les personnes averties, membres des clubs. Ainsi, ils ont été outillés sur les messages clés pour l’élimination du paludisme.

Crédit Photo: ONG RACINES (Les élèves et autorités scolaires intégrant le Club antipalu

Par ailleurs, quatre (04) comités villageois ont été installés dans les différents villages. Au total, vingt (20) membres de ces comités ont été accompagnés. Ceux-ci ont bénéficié d’une formation animée par l’agent de santé afin de mieux mener le travail contre le paludisme dans les villages.

Cette formation a débouché sur l’élaboration des plans d’actions des comités des clubs antipaludiques et comités villageois installés à Klouékanmè.

Les animateurs communaux assureront, en lien avec quelques acteurs communaux (Médecin-chef, PNLP, CRAMS, etc..) une veille permanente pour l’atteinte des objectifs. Les bénéficiaires du projet dans le cadre des deux différentes activités réalisées, ont exprimé tout leur satisfecit et promettent être de bons ambassadeurs auprès de leurs différentes  communautés.

Médard CLOBECHI


Zico Super League, l’AJLC pour le foot de proximité

La deuxième édition du tournoi mini camp ZICO SUPER LEAGUE a connu son épilogue après plus de trois mois de moments footeux sur le grand terrain Zico de Cocotomey. Cet événement sportif déroulé sous la houlette du leader politique Antoine Adoukonou a connu la présence de plusieurs conseillers communaux d’Abomey-Calavi. A l’arrivée, la Jeunesse sportive de Cocotomey (JSC) s’offre le graal de cette 2e édition.

Démarré le 16 juillet 2022 avec 20 équipes en lice, le tournoi de football ZICO SUPER LEAGUE organisé par l’Association des jeunes leaders de Cocotomey a connu son épilogue ce dimanche 02 Octobre 2022. Pour cette édition, ce sont les équipes de DDP de Sèdègbé et de JSC de Zico qui se sont croisés pour le derby final. Au terme d’une rencontre riche en spectacle et pleine d’émotions disputée entre les deux formations ce sont les hommes de Cocotomey qui ont ouvert le score (1-0) en fin de première période.

Crédit Photo: Comité AJLC

De retour des vestiaires, ceux-ci ont cloué leurs adversaires en marquant un second but dès les premières minutes de la seconde période. Désormais, 2 buts pour la JSC. Menée, l’équipe de DDP a répondu présente vers les derniers instants de la partie en réduisant la marque 2 buts à 1. Mais, le score est donc resté inchangé jusqu’au dernier coup de sifflet final. JSC remporte ainsi le sacre pour cette 2e édition.

Nécessité d’accompagner la jeunesse

Tout au long de ce tournoi organisé par l’Association des jeunes leaders de Cocotomey (AJLC), Antoine Adoukonou, acteur de développement, leader politique du Parti BR dans la commune d’Abomey-Calavi n’est pas resté coi face à l’organisation. À l’en croire, la jeunesse béninoise s’intéresse au football. La jeunesse est le fer de lance d’une nation et il est donc utile de les accompagner dans leurs initiatives pour le rayonnement du pays. “Il faut encourager la jeunesse à travers les conseils, le soutien moral, physique ou financier s’il le faut pour qu’elle se sente bien entourer”, a t-il laissé entendre. En effet, l’homme ayant fait parler son cœur fait savoir qu’il restera toujours aux côtés des jeunes, si le besoin se fait sentir.

« La jeunesse est le fer de lance d’une nation, il faut donc accompagner les jeunes dans leurs initiatives pour le rayonnement du pays »

Crédit Photo: Comité AJLC

Dans la foulée, Stanislas Combete, membre de l’AJLC et organisateur principal de Zico Super League s’est réjoui de la réussite de l’événement. “Zico Super League entend fait la promotion du football à la base, c’est dans cette optique que nous avons mis le tournoi en place et déjà de beaux talents ont été dénichés tout au long de la compétition. C’est un succès”, a expliqué le jeune dévoué et ambitieux.

Les projecteurs de l’édition 2022 de Zico Super League se sont éteints avec une liesse populaire et les amoureux du cuir rond piaffent d’impatience d’être à la troisième édition.

Crédit Photo: Comité AJLC


« Kambiô », l’hommage à Calixte Eloh Ad patres

« Kambiô » une chanson, un clip, vibrant hommage à l’illustre disparu Calixte Eloh de Atingan solutions. Des interrogations sur le mystère de la mort, qui nous arrache les personnes les plus chères. L’artiste First King comme d’habitude a trouvé les mots justes en langue locale (fon) pour questionner le mystère, le devenir de l’être que nous sommes. Une chanson tant appréciée par la jeunesse depuis sa sortie.

Grosse perte ? Au bord du gouffre, est-ce la volonté de Dieu ? Quelle est notre mission sur terre ? Si parfois on vit au fond du hasard sans connaître ce que demain réserve? Des interrogations qui traversent l’écriture de First King, auxquelles l’artiste n’aura pas de réponse sous le coup de la douleur. Douleurs abîmes, l’émotion au paroxysme, la fortification et l’espoir, l’artiste à travers sa plume aiguisée, et lyrics transcendent. First King sait donner de l’émotion dans la peine comme la joie. Le premier semble lui réussir bien. Car l’artiste sait vendre de l’espoir (le single Fi en est une confirmation).

Un Coach entrepreneurial hors pair

Personnellement pour avoir connu Calixte Eloh, celui que je surnommais le cerveau de Atingan Solutions, je me sens revigorant, et tantôt éperdu en écoutant la chanson. Calixte fut mon coach entrepreneurial. Des idées d’incubation qu’il nous a confiées après une tournée avec l’ANPE en 2019 rêvent toujours d’avoir vie malgré la lenteur administrative. Au cours de cette tournée conduite par Atingan Solutions et l’ANPE, Calixte a vite fait de repérer mon statut de journaliste. Très vite, il me confie le rôle de rapporteur de la tournée. J’avais la peur au ventre, une voix me disait tu peux le faire. À deux semaines de la tournée, j’ai pris plaisir à jouer le rôle pour les deux structures (ANPE et Atingan Solutions). Après la tournée, Calixte m’a reçu plusieurs fois au bureau pour des projets personnels…

L’entreprise ATINGAN SOLUTIONS Producteur de foyers écologiques reçue par le Pr Patrice Talon

Calixte ELOH, c’est un Leadership dans le sang… Un motivateur, un modèle pour sa génération. Le plus technique de Atingan Solutions c’est lui. Si les jumeaux avaient de vraies idées, ils possédaient la technique dans les gènes. Le jeune avait du caractère, dynamisme, une force, une admiration. Maintenant, qu’il n’est plus là, qu’il repose en Paix. First King, Merci pour ce vibrant hommage. Ma plume sous le coup de la douleur peinait à écrire un mot sur l’homme. Mais, ta chanson Kambiô soulève mes sens à chaque fois que je l’écoute. Calixte Eloh Ad patres, mais First King te redonne vie ne moi à chaque j’écoute son hommage…