Médard Clobechi

La femme qu’il me faut !

Le dream couple. mon ami Batho et sa Copine. La femme qu'il me faut !
https://www.instagram.com/dream.couple_officiel/

Elle est rose comme le miel d’amour
Et, possède une démarche de gazelle.
Oui, quand elle marche ses pas font appel au sol,
Tout en elle n’est que sensuel.

Depuis que je l’ai connue, mon cœur est dans tous les sens,
Alors que notre histoire d’amour n’en est qu’à la première séquence.
Et moi, je m’en vais vous demander si c’est la femme qu’il me faut ?

Parce que la femme qu’il me faut
N’est pas celle qui jouera à la fausse,
Pour me conduire dans une fosse.

La femme qu’il me faut doit être une femme travailleuse et non paresseuse.
Rester à la maison dans le salon à tourner les pouces,
Ou assise dans le divan devant le poste téléviseur
À longueur d’heures à regarder les Novelas.

La femme qu’il me faut, ne doit pas être éffrontée.
Mais, plutôt une douce femme à mes côtês;
Qui saura partager mes objectifs, mes buts, mes priorités
Pour que j’ai un foyer de qualité.

La femme de ma vie doit être courtoise, et non irrespectueuse.
Elle doit aimer ma famille, et mes amies;
Pour que les ouï-dire ne me traitent de Papa *Gbotémi.

Moi, je ne veux pas d’une femme autoritaire
Mais, celle qui peut avoir le cerveau de Voltaire.
Une femme qui pourra planifier avec moi, mes projets
Et, être ma direction sur la terre comme dans l’air.

La femme qu’il me faut ! Elle ne doit pas être matérialiste, égocentriste, égoïste
Mais, plutôt dynamiste, ouverte, et économiste.
Je  ne veux pas d’une femme djiahadiste, ni extrémiste
Je préfère celles qui sont fabulistes et familialistes.

La femme qu’il me faut doit être une femme capable, et responsable,
Puisque je hais les femmes vénales, que dis-je, fatales.
La femme qu’il me faut n’est pas celle qui jouera à la fausse,
Pour me conduire dans une fosse.

Et, celle que j’ai rencontrée même si elle n’est pas la femme qu’il me faut,
Je veux qu’elle soit la gomme de mes défauts.

Médard CLOBECHI

Un pastiche en musique de MALIKA LA SLAMAZONE
Les vers de mes nuits

Ma Muse m’amuse, ma plume m’épouse.

MALIKA LA SLAMEUSE – L’homme qu’il me faut


Tôkpa-Tôkpa (bus), attention la conduite dérange !

Les arrêts brutaux et les virages brusques deviennent récurrents sur les routes de Cotonou et ses environs. De mauvaises habitudes sont observées chez la majorité des conducteurs de Taxi minibus communément appelé Tôkpa-Tôkpa. Ces conducteurs exposent les usagers de la route et les passagers de leur bus aux risques d’accidents de circulation dans les villes de Cotonou, Abomey-Calavi et Porto-Novo. Raisons et implications du non-respect du code de route, sont au centre de ce billet qui espère trouver les fous du volant afin qu’ils arrêtent le désordre.


Les usagers des villes de Cotonou, Abomey-Calavi et Porto-Novo ont de gros soucis à se faire avec la mauvaise conduite  des chauffeurs des bus Tôkpa-Tôkpa sur nos routes. Très économique, et à un prix forfaitaire de 200 à 300 Fcfa, ces mini bus restent la coqueluche des béninois. Mais, des conducteurs se donnent pour ultime défi le viol du code de la route et des règles de conduite. Freinage inattendu, mauvais dépassement, virage instantané sans clignoter… telles sont les attitudes libertaires des chauffeurs Tôkpa-Tôkpa, épris de violences sur les paisibles usagers de nos routes. À tout cela s’ajoutent des stationnements tous azimuts et de façon désordonnée aux abords des voies. À la lumière de ma plume, il faudra avoir du cran et être prudent avant de rouler à Cotonou pour ne pas se faire ramasser ou percuter par les bus Tôkpa-Tôkpa.

Les raisons du mal

Si les chauffeurs des minibus Tôkpa-Tôkpa prennent autant de liberté quant au respect du code de la route, plusieurs raisons expliquent cet état de chose. La première repose sur la quête de clients occasionnels. Dans le but de pouvoir verser chaque jour ou semaine au propriétaire du véhicule le quota défini sous contrat, les chauffeurs agissent avec empressement sur les routes . Le domaine du transport urbain étant bondé, il faut absolument être un chauffeur concurrent.

L’autre raison qui explique ces comportements c’est la non-certification de permis de conduire. En réalité, la plupart des chauffeurs Tôkpa-Tôkpa ne possèdent pas le permis de conduire équivalant au minibus. Selon, les constats effectués par l’ONG « Attention Sécurité Pour Tous », la plupart d’entre eux ont le permis B et autres, mais ils n’ont pas de DR pouvant conduire un minibus. Conséquences : les dégâts surviennent faute de non-maîtrise parfaite de ces véhicules.

L’intérieur d’un Bus Tokpa-Tokpa que j’ai pris pour me rendre à Cotonou

Autre problème rencontré : les chauffeurs exposés aux stupéfiants. Ah! oui, l’autre cause du non-respect des codes de la route, qui conduit à l’incivisme, reste la consommation des stupéfiants, ou d’alcool (azota) rire… Dans l’espoir de faire de longs trajets dans une même journée pour se faire plus de bénéfices, les conducteurs préfèrent consommer des substances pour rester dans un second état. Sous l’emprise des produits consommés, la conduite au volant  se modifie car ils n’arrivent plus à tout contrôler psychologiquement. Sous l’effet des faux médicaments consommés, ils perdent facilement le contrôle.

À ces trois principales causes s’ajoutent tout un tas de raisons qui influent sur la conduite des chauffeurs : la colère depuis le départ de la maison, les soucis, la nervosité au volant après une prise de bec au hasard avec un client, etc.

Que doit-on faire ?

Face à ces constats alarmants, il est urgent de prendre les mesures idoines pour réguler le milieu du transport Tôkpa-Tôkpa. Rapproché, Bruno Ahouangan Président de l’ONG Attention Sécurité Pour Tous a formulé quelques solutions sur lesquelles travaille son ONG. Il s’agit de l’initiation d’un vaste programme de sensibilisation sur les notions de sécurité routière, d’installations des clubs de sécurité dans les communes et grandes villes, et du renforcement des effectifs des conducteurs.

Par ailleurs, il est important de punir sévèrement les  conducteurs Tokpa-Tokpa récidivistes qui tombent sous le coup du code de la route. Attention! Chers conducteurs, nous n’avons qu’une seule vie! Et, je me demande parfois si les gestes barrières sont réellement respectés dans les bus depuis l’avènement de la Covid-1… Une interrogation qui donne de l’émoi quand nous lisons la parution du journal Info Matin du 24 Février 2021 titrée: Covid-19/ Transports interurbains: « Tôkpa-Tôkpa », des cercueils sous les yeux de la police.



Mon frère, la Chicha tue

La chicha ou narguilé est une pipe à eau permettant de fumer du tabac. Très prisé par les jeunes, voir même les personnes âgées, ce produit, n’est pas sans risques sur la santé de ceux qui en consomment. Mais, beaucoup de consommateurs ignorent ses réels risques ; c’est le cas de Déo, le frère d’un ami à moi qui s’attèle chaque soir à en consommer. Ce soir-là…

Mes deux fumeurs… Déo et son ami consommant la chicha sur la terrasse de la maison

Cela fait une énième fois que je l’ai déconseillé la consommation du water-pipe sans pour autant lui dire les raisons. Je me souviens lui avoir dit que ce truc-là tue à petit coup. Mais, pour lui et ses amis, à peine la vingtaine d’âge, ce grand frère joue trop à l’intellectuel.

D’ailleurs, très têtue il n’écoute personne. Même, pas son grand frère, un ancien preneur qui s’est reconverti au fil du temps… (L’âge rend certains sages) inh…Peut-être avec le temps, lui le petit frère finira par laisser le (tuyau à fumeur).

Ce soir, là il fait le feu, ajouta de l’eau dans la bouteille, sans oublier d’y mettre l’arôme. Les fabricants de ces produits là en font de bons chiffres… puisque l’arôme se vend. J’observais toujours le petit. Après un moment, il tira une quantité de fumée du tuyau. Les bouffées nous envahissaient…
Je me suis mis à côté de lui… lui notre petit frère… Son ami, jette un regard sur moi, sourire, feignant de « clavarder » sur son phone. Ils connaissaient tous à peu près la substance de mon discours que j’allais dire.

Je t’admire beaucoup chef, et tu le sais bien… Commençais-je. Mais à chaque fois que je viens chez vous et tu prends de la chicha, ça m’écœure…sincèrement. Car, la chicha tue…aujourd’hui, je vais te dire les raisons…
Il feignait de me regarder tout en tirant le raccord…

Je sors mon phone. Il me suivait du coin de l’œil. J’ouvre professeur Google pour qu’il sache que les paroles ne viennent pas de moi.
Je tombe sur l’article du Dr isaac Houngbigbe. « Les 09 choses que vous ignorez sur la Chicha ». L’article reste succinct. Je commençai à lire les points énumérés. Après, deux à 3 points que lui un grand « Chichaman » (Consommateur de de la chichia) ignorait, il jeta la pipe, se redressa pour m’écouter tel un pécheur confessant ses délires à son prêtre. Je lisais, point par point, j’expliquais les risques: pulmonaires, cardiovasculaires, les maladies et autres.

Il semblait être éberlué. Après ma lecture, il ouvra la bouche:
Unfo wô! Mahou, (Grand frère) sincèrement, je ne savais pas que je courrais de tels risques. Je ne prendrai plus ma dose. D’ailleurs, je ne sais pas pourquoi je prends ce truc…raconta mon gros jeune…
Je le regardais, il se leva, éteint le feu, rangea la chicha…

J’espère qu’il ne recommencera plus le job… voilà qu’il semble être addict… Il aurait besoin d’une désintoxication ?

Mais, j’ai compris ce soir que 90 % de ceux qui consomment la chicha, enfin les jeunes, méconnaissent les risques réels liés à cette pratique… Eux, jeunes, ignorants, tirent la bouffée pour rester dans la tendance juvénile, oublier les soucis qu’ils se sont créés, le suivisme ou pour bien roder le trou de la petite Annie du quartier (ah)… Sans savoir qu’ils se tuent à petit coup…

Pouvons-nous leur dire qu’ils se tuent à petit coup ? En attendant, invitons nos frères et sœurs qui s’adonnent à la chicha à s’imprégner des 09 qu’ils ignorent sur la chicha. L’article de Dr Isaac Houngnigbe est disponible ici: https://isaachoungnigbe.wordpress.com/…/9-choses-que…/


CCRI John Simith Ouidah, le premier centre de rencontre internationale en afrique Subsaharienne s’ouvre aux acteurs du monde culturel

Le premier centre culturel de rencontre internationale subsaharienne s’ouvre pour les acteurs du monde culturel au Bénin. Le Centre culturel de rencontre internationale John Smith a été inauguré sous la houlette du ministre du tourisme, de la culture et des arts Jean Michel Abimbola dans la ville de Ouidah. Un centre de sauvegarde et de promotion du patrimoine culturel béninois. Cette cérémonie d’inauguration est suivie d’une exposition dénommée « Femmes & Esclavage ». 


La ville historique Ouidah porte désormais le premier centre culturel de rencontre internationale d’Afrique subsaharienne. Inauguré sous la houlette du ministre du tourisme de la culture et des arts Jean Michel Abimbola, le centre abritant l’ancien tribunal colonial de Ouidah entend sauvegarder ce patrimoine historique en le mettant au cœur d’une dynamique d’animation, d’expression et de développement du territoire. Et, la sensibilisation aux spectacles vivants. Dans son discours d’ouverture, Janvier Nogloi, Directeur du CCRI a fait savoir que la culture favorise l’épanouissement de l’individu et construit les hommes et les femmes de demain. Malheureusement, le secteur culturel est miné par l’existence d’infrastructures de production, promotion, et de diffusion d’œuvres artistiques et culturelles. C’est dans cet ordre d’idée, pour répondre aux difficultés qu’éprouvent les artistes, l’idée de création d’un centre est apparue depuis 2011.

Un espace de mémoire collective et de création culturelle

Ce projet culturel a pour objectif de faire du CCRI John Smith, un lieu d’accompagnement, de soutien aux associations locales pour la mise en œuvre de projets culturels ou associatifs, un lieu de référence en terme de qualité de programmation pour les jeunes publics, et la jeunesse de Ouidah, et d’attention aux enjeux de parité et d’émancipation. Le CCRI John Smith contribuera au renforcement du rayonnement culturel et touristique et à la dynamisation des activités touristiques de la ville. La diffusion d’une meilleure connaissance de la mémoire de l’esclavage dans une perspective historique et contemporaine auprès du jeune public et des habitants. Ce centre, dont la signature de la convention de partenariat a été autorisée en conseil des ministres le 17 juin 2020. Le cadre qui offre une bonne condition de vie professionnelle aux artistes est doté d’une salle d’exposition, résidences de création, théâtre de verdure, un restaurant etc.

Par ailleurs, pour le ministre du tourisme, de la culture et des arts Jean-Michel Abimbola, la ville de Ouidah doit se réjouir de ce centre. « Car c’est un acte majeur, et privilège qui lui permettra en lien avec les nombreux autres projets dont elle bénéficie du gouvernement de mieux mettre en valeur son patrimoine tangible et intangible ». Le ministre, pour finir à inviter les artistes à prendre comme refuge le CCRI pour mieux produire des œuvres inédites pour le bonheur des amoureux de l’art afin de faire de Ouidah le pôle touristique du Bénin, une vision du gouvernement béninois.

Qui est John Smith ?

John Smith a été inhumé dans les locaux de l’ancien Tribunal colonial de la ville de Ouidah devenu qui abrite le Centre culturel de rencontre internationale CCRI John Smith. Il est le petit- fils d’un esclave ayant quitté le Bénin sur le dernier navire négrier et devient le maire de la ville de Prichard (Alabama). De son vivant, l’homme a souhaité être inhumé à Ouidah. Ce projet culturel de développement territorial tire son nom donc, d’une des figures emblématiques de l’histoire de la traite négrière. Une histoire immortelle où près de deux (02) millions d’Africains ont été déportés depuis son port, réduits en esclavage dans les plantations du nouveau-monde.

Vue partielle du tombeau de John Smith Crédit Photo: Merveil Bossou

Le jeune artiste Emérick Boby apporte une touche particulière à l’Expo Femmes & Esclavage

L’inauguration du Centre culturel de rencontre internationale CCRI John Smith s’est ensuivie d’une exposition qui retrace les mémoires de la traite transatlantique. Et, le parcours des femmes dans cette lutte mémorielle. L’expo « Femmes et esclavage, vies et combats pour la liberté », vise à faire connaître la place et le rôle de la femme dans les traites et les esclavages, de l’Antiquité à nos jours. Cette exposition met en lumière les femmes amazones et renseigne les clés de compréhension de l’histoire. Aussi, à déconstruire les stéréotypes afin de mieux lutter contre toutes formes de d’esclavages et de violences actuelles contre les droits de femmes.

Dans cet élan, l’œuvre proposée par le jeune artiste plasticien Emérick Boby fait sensation. Intitulée OUIDAH 1675, à travers ce chef d’œuvre de Ballo Oboubé Yannick Brice Emérick, retrace le parcours tumultueux d’une femme esclave avec son enfant, capturée et enchainée sur la route des esclaves à Ouidah, qui mène aux bateaux négriers. Une œuvre commémorative, debout, illustrant la douleur des femmes à l’époque. Le jeune artiste plasticien dont le talent s’exprime et étonne à chaque exposition, a composé cette œuvre à base d’objets et déchets du monde contemporain: capsules, boîtes de conserve de tomate, pièces de moto et tôle. Emérick Boby entend redonner de la vie aux objets recyclés, tout en participant à la protection de l’environnement. Il traite des thématiques liées aux droits de la femme, de l’enfant, de la pollution et du changement climatique.


Claque donnée à Macron dans la Drôme, un couteau à double tranchant

Emmanuel Macron a été giflé mardi par un homme lors d’une visite dans la Drôme ; un geste inédit qui étonne plus d’uns. Quelles pourraient être les conséquences d’un tel acte dans la géopolitique française surtout quand on sait que les présidentielles de 2022 sont là ? Georges Homeky, Spécialiste des politiques sociales et environnementales répond à cette interrogation, à travers une analyse faite sur le sujet qui défraie la chronique depuis quelques jours.


Aujourd’hui, Macron, dans sa tournée de prise de pouls des françaises et français, a été giflé par un individu, qui, visiblement est remonté contre son président. Du moins c’est ce qu’on peut, a priori, lire à travers l’acte. Bien évidemment, on n’est pas content de quelqu’un en le giflant surtout lorsque ce dernier est entrain de prendre son bain de foule.
Cet acte, puni sévèrement par la loi, a des incidences majeures (positives ou négatives) sur Macron non seulement en tant que Président, mais aussi probable candidat en vue des présidentielles de 2022.
De Chirac à Macron en passant par Sarkozy tiré par le col de sa veste, Hollande candidat saupoudré en plein meeting, ou Manuel Vals candidat aux primaires de gauche copieusement giflé…Ils ont été agressés physiquement. En Amérique George W. Bush recevant des jets de chaussures en plein discours ou la tentative d’assassinat du Président Reagan, la liste est longue. Mais quelles sont les conséquences d’un tel acte ?

Crédit photo: Capture d’écran statut whatsapp Macron asséné d’une Gifle

Conséquences juridiques

Ce qui est évident, l’auteur de cette claque va dormir dans une prison. La démocratie quelque soit sa forme ne permet aucune agression ni verbale ni physique sur des personnes encore moins sur celles dépositaires d’une parcelle d’autorité publique. Elle est punie de trois ans de prison et 45 000 euros d’amende selon l’article 222-13 du Code pénal.

Conséquences sociales

C’est un acte qui viendra avoir des incidences sur Macron.En tant que personne dépositaire de l’autorité publique, il est avili et rabaissé par la claque. Il est minimisé dans la mesure où l’on peut dire qu’il est trop facile de gifler un président. L’image, le nom de l’individu restent dans les annales. Il est arrivé à porter sa main sur la joue du président de la République pour le gifler. S’il est hautain, il peut s’enorgueillir.

Conséquence politique

Cela peut influencer positivement sa cote de popularité. En effet, cet incident peut-être le moyen qui viendra remonter la cote de popularité du président Macron qui, reconnaissons-le, est en baisse considérable en ces moments à la veille des élections régionales et départementales fin juin 2021 et des élections présidentielles de 2022.

Macron se retrouve désormais dans une posture de « victime » et de ce fait, cette « victimisation » va lui permettre de bénéficier de nouvelles adhésions de certains français.

Il n’échappe à personne qu’un candidat en mal dans les sondages (du moins comparativement au début de son mandat) se verra propulser devant la scène politique après avoir subi un abus de pouvoir de quelque nature qu’il soit. Des gens ont d’un coup pitié de lui et par compassion, vont le plébisciter. Ça se passe-partout ailleurs dans le monde. Je peux citer des cas…

Mais au-delà, que pouvons-nous lire à travers cet accident ?

La détermination d’un individu à gifler un président résulterait d’une remontée contre son système qui est ici la macronie. « Dans l’extrait vidéo qui circule sur la toile, juste avant la gifle, est hurlé le cri de guerre royaliste « Montjoie Saint-Denis ! », ainsi que « À bas la macronie« . Ce qui prouve réelement que l’auteur de cet acte reste un partisan royaliste ». Il faut donc voir au-delà de tout et à travers cet acte, une nécessité de redonner une confiance, un espoir aux françaises et français de croire aux hommes et systèmes politiques de leur pays.

Photo: Georges Homeky


1er Juin Journée de l’arbre, Radio Univers sacrifie à la tradition

La 37e édition de la célébration de la Journée nationale de l’arbre s’est tenue ce mardi 1er juin 2021 sur toute l’étendue du territoire béninois. Les journalistes de la première station universitaire de l’Afrique de l’Ouest, Radio Univers ont sacrifié à cette tradition dans l’enceinte de l’Université d’Abomey-Calavi.


Photo de famille. Photo: Alexandre K. Viakinnou

Le 1er juin, jour symbolique pour la préservation de l’environnement au Bénin. Loin des micros, enregistreurs et conducteurs d’antenne, les journalistes de la première station universitaire de l’Afrique de l’Ouest Radio Univers, ne sont pas restés en marge de cette journéé. C’est sous une fine pluie, que le Comité de Direction de la radio des étudiants avec à sa tête, le directeur Halil Adissa Sessou, ont mis des plants à terre dans l’enceinte de l’UAC.

À quelques encablures de la Radio, à l’entrée des résidences universitaires PIP, et le Bâtiment Kiss, les jeunes journalistes ont décidé de faire œuvre utile pour la protection de l’environnement et surtout la communauté universitaire en mettant à terre des plants d’arbres. « Nous comptons insérer cette coutume au sein des institutions de l’université du Bénin, c’est pourquoi la presse universitaire a initié cette initiative, c’est l’occasion de sensibiliser les populations en les invitants à planter un arbre afin de limiter les effets de la désertification » a fait savoir Halil Adissa Sesssou, directeur actuel de la Radio.

Le Directeur de Radio Univers met en terre un plant. Photo: Alexandre K. Viakinnou

Après avoir fait le premier geste utile en mettant un plant à terre, les membres de la radio, du Comité de direction élargi ont à leur tour mis en terre un des plants d’acacia et de citronnier. Ceux-ci se sont réjouis de l’initiative et comptent fait un bon suivi des plants, car une chose est de planter, mais il faut également nourrire les plants afin qu’ils survivent.

Mise en terre des plants par les journalistes. Photo: Alexandre K. Viakinnou

Journée de l’arbre, quels sont les enjeux au Bénin ?

Instituée au Bénin en 1985, la journée nationale de l’arbre a pour objectif de sensibiliser les populations à planter un arbre dans le but de limiter les effets de la désertification. L’édition de cette année est placée sous le thème « Arbre et restauration des forêts pour le bien-être ». Ce thème fait un rapprochement entre les bienfaits de l’arbre et la santé des humains. En Afrique, les arbres favorisent l’émergence de la médecine traditionnelle puisqu’ils constituent des remèdes efficaces contre certaines maladies. Les arbres améliorent, préservent la structure des sols tout en limitant leur apprivoisement et les risques d’érosion. Ils participent à la purification de l’air en produisant l’oxygène et en réduisant les gaz polluants.

L’édition 2021 dans la ville de Cotonou

Pour l’édition 2021 à Cotonou, le maire de la ville a annoncé la mise en terre de 100 plants. Il s’agit de Cor-dia-se-beste-na et 300 plants de Termina-lia-superba deux espèces d’arbre. Mais, depuis plus de trois décennies, des milliers de plants sont mis en terre. Quel bilan peut-on faire ?  » De 2000 à 2010, le Bénin a connu une perte de 500.000 ha de sa couverture forestière. Ceci à raison d’une perte de 50.000 ha chaque année » selon un rapport fait de la FAO. En 2013 Sous le régime du président Yayi Boni , nous avons connu le grand projet « 10 millions d’âmes, 10 millions d’arbres ». Quel bilan peut-on faire ?

Tous les 01 juin, on plante des arbres, mais le suivi n’y est pas. Il faudra faire un bilan à mi-parcours et repenser les actions de cette journée. À mon avis, il faut mettre en place une politique d’entretien des plants mis en terre tous les 1er juin. Cela ne sert à rien de planter un arbre qui ne peut survivre pour procurer des bienfaits. Une véritable sensibilisation impliquant les populations et surtout les enfants à bas âge sur les conséquences doit être faite.

Aussi, il faudra mettre désormais à terre des plants importants. Et ayant une certaines valeurs (les espèces fruitières) aux yeux de nos populations sans oublier les espèces menacées de disparition. La journée nationale de l’arbre doit être remodelée pour le bien de la nature et la santé des hommes.


Concours « Plumes révélées » : Les jeunes journalistes dénoncent la sous-représentativité des femmes dans les instances décisionnelles

La finale du projet concours « Plumes Révélées » du premier journal numérique des étudiants de l’Afrique de l’ouest « Le REVELATEUR » s’est tenue dans la matinée de ce samedi 29 mai 2021 à l’UAC. Au menu de la première édition de ce concours organisé à l’endroit des aspirants au métier de journalisme, plume et débats d’engagement ont fait lumière sur la question de la participation des femmes dans les instances de prise de décisions. Au terme de la dite compétition, Nadine Béhanzin est désignée finaliste.


Un concours pour la promotion de la plume en journalisme

En journalisme, la plume reste un outil plus essentiel. Fort de cela, pour amener les futurs journalistes à s’intéresser aux règles de la production écrite en journalisme, la première édition du concours « Plumes Révélées » a vu le jour. L’initiative portée par GIildas Ahogni, Directeur de publication du journal universitaire Le REVELATEUR et toute son équipe vient promouvoir la qualité de la plume à travers l’enquête et l’investigation sur des thématiques d’actualité pour les aspirants au métier de journalisme. À en croire Anani Antelme Tohoun, rédacteur en chef du journal, l’initiative permettra aussi aux jeunes de connaître leurs capacités sur le marché de l’emploi. 

Nadine Béhanzin remporte le trophée  » Plumes Révélées »

Nadine Béhanzin et Gildas Ahogni DP Le Revelateur. Crédit Photo: Anani Antelme Tohoun

Cinq (05) jeunes aspirants au métier de journalisme ont été révélés pour la finale de la première édition du concours « Plumes Révélées ». Après avoir été sélectionné pour la première phase (phase écrite) sur la base d’une production d’article de journal sur le thème « Participation des femmes aux instances de prise de décisions »Fiacre Awadji, Isabelle DjoakpoGilchrist Cakpo, Nadine Béhanzin, Belmondo Houngbénou respectivement lauréats se sont succédés devant le jury pour défendre la situation de la femme dans les instances de prise de décisions suivant l’angle, les implications du thème choisi. Le faible taux et les causes traditionnelles de la sous-représentativité des femmes, la responsabilité familiale à l’implication politique, le militantisme sont entre autres les points que les finalistes ont défendu, ou apporté de lumière à travers les échanges et débats avec jury devant le grand public pour la deuxième phase.

 Au terme de la compétition, la commission de jurés composée de Eveline Sagbohan journaliste à l’ORTB, Fulbert Adjimehossou journaliste au groupe de presse Fraternité, et Cochimau Houngbadji journaliste à Bénin Web TV ont porté leur choix sur Nadine Béhanzin, qui avec audace et engagement a défendu la situation de la femme dans les instances de prises de décisions. À 19 ans, l’étudiante en première année au département du langage et de la communication à l’Université d’Abomey-Calavi remporte le trophée « Plumes Révélées » de la compétition plus un ordinateur portatif et des ouvrages. Elle entend s’engager à l’avenir pour la cause des filles et femmes dans la société. 

Crédit Photo: Anani Antelme Tohoun

Que retenir du thème en compétition ?

À travers des recherches et analyses, les lauréats ont abordé de différents angles de la thématique en compétition. Le faible taux et causes traditionnelles de la sous-représentativité des femmes, la responsabilité familiale à l’implication politique, le militantisme sont les points essentiels abordés. Pour Nadine Béhanzin, l’implication de la femme en politique est chose aisée du fait de la lourde responsabilité qu’elle porte parfois dans un foyer. La femme peut jouer un grand rôle en politique, elle n’a pas seulement sa place dans un foyer. Elle n’est pas allée du dos de la cuillère avant d’étoffer son argumentaire par des exemples. « Au Bénin, Rosine Vieyra Soglo, ex première dame du Bénin impliquée dans le monde politique à mener la campagne électorale pour son mari. Elle créa le 24 mars 1992, le parti Renaissance du Bénin (RB) pour soutenir son mari et en prit les rênes. Ce qui a fait le succès de la RB à l’élection législative de 1995 avec 20 députés sur 83 ». La récente élection de Mariam Chabi Talata au poste de vice-présidente fait montre d’une implication des femmes dans le monde politique. 

Malgré leur implication dans le monde politique, un grand faible taux de représentativité est constaté chez les femmes béninoises qui constituent 52% de la population, révèle le lauréat du 2ème prix Fiacre Awadji étudiant en 2e année de journalisme. En effet, sur les 83 députés de 8ème législature il n’y a que six femmes soit un taux de 7, 22%. Au niveau des maires, 4 femmes sur les 77 soit un taux de 5,19% et 69 femmes sur les 1435 élus locaux soit un taux de 4,80%. 

Cette sous-représentativité dans les grandes instances de prise de décisions s’est faite remarquer dans les institutions estudiantines de l’Université d’Abomey-Calavi. Ceci constitue le reflet de la réalité phallocratique des sociétés africaines a démontré la lauréate isabelle Djoakpo. Ainsi, les causes du mal seraient liées à un manque d’ambition chez les jeunes filles, et surtout les pesanteurs sociologiques. Les candidats à divers niveaux invitent les femmes à s’engager, au militantisme dans les institutions afin de ne pas laisser place à une autocratie des hommes, et que les gouvernants appliquent véritablement les lois votées en faveur de la gente féminine.

Les memebres du Jury Crédit Photo: Antelme anani Tohoun
Le Bureau Directeur du Journal Le REVELATEUR


Tontine sexuelle 2.0, la nouvelle forme de débauche qui s’entretient sur les réseaux sociaux

Une nouvelle forme de prostitution étale ses tentacules sur les réseaux sociaux en l’occurrence: WhatsApp. On parle de la *tontine sexuelle ou “tontine du sexe” dont la gestion se fait en ligne entre les prostituées et clients. Cette nouvelle pratique qui prend de l’ampleur est la conséquence des formes de violences à l’égard des jeunes filles sur les réseaux sociaux, et ne favorise pas un bon environnement pour les adolescents et jeunes.

*Ici, tontine signifie une association de personnes qui cotisent à une caisse commune, dont le montant revient à tour de rôle à chacune d’elles.


Le phénomène étale ses tentacules. Les jeunes filles et garçons font des levées de fonds sur les réseaux sociaux. Dans les fora, un homme a droit à deux femmes, la participation est de 2100 francs chaque trois jours et par personne, pour bénéficier de deux femmes aux choix qui encaissent les tontines. Le nombre des membres varie d’un groupe à un autre. Au minimum, il y a 15 membres, dont 10 garçons et 5 filles. Si le tour de l’homme qui doit ramasser la tontine arrive, celui-ci rentre en contact avec une fille de son choix pour un rendez-vous sexuel dans une chambre de passage ou dans un hôtel.

L’influence du phénomène sur les adolescentes en ligne

Le numérique offre aux jeunes des espaces leur permettant d’initier des actions de plaidoyer et de mobilisation sociale pour défendre leurs droits en matière de santé sexuelle et reproductive. Dans le même temps, sur les réseaux sociaux, on retrouve d’autres espaces où les filles échappent à tout contrôle social et sont ainsi exposées à plusieurs menaces. Il s’agit par exemple, du harcèlement sexuel, du proxénétisme en ligne, de la participation à des rencontres autour du sexe, des rencontres avec des inconnues aux intentions douteuses, de l’exhibitionnisme, l’exposition de la vie privée et familiale, la prostitution, la consommation de la pornographie, etc. En effet, les violences en ligne peuvent prendre plusieurs formes : publication de propos ou d’images sexistes, surveillance à l’insu de la victime, etc.

Tout ceci révèle un caractère d’influence sur les jeunes adolescentes. Par exemple, une jeune fille qui tombe sur un espace de sexe en ligne est d’une manière ou d’une autre psychologiquement incitée à la débauche ou à la consommation de drogues et l’alcool. Si la fille n’a pu contrôler ses impulsions ou sentiments, elle acceptera. Et nos sœurs sont les plus victimes de ces nouvelles tendances sur le web social qui, quand même, permet parfois de faire des dénonciations avec des hashtags.

Caricaturiste: BONBAZARO ZINZIN BZ

« Je suis tombé sur une invitation d’un groupe WhatsApp Tontine sexuelle »

Un soir après une émission à la radio, je me suis introduit dans notre salle de production dans le but de discuter avec les techniciens. Après avoir trouvé une chaise dans la salle, je n’ai pas hésité à m’asseoir tout en plongeant le visage dans mon smartphone. Quelques instants, un message WhatsApp provient d’un frère. Je tombe sur un autre transféré dans un groupe où on invite à faire de la tontine sexuelle. Le lien du groupe est intitulé,  » Tontine pipe ou lèche « .
De la tontine sexuelle ? Donc, c’est vrai, cette affaire m’écrirais-je d’une vive voix.
Hein! Répondirent en chœur les collègues présents.
Sans doute, ils étaient étonnés de la pratique dont nous avons appris tous l’existence sur les réseaux sociaux.
Comme Marcelin GBAGUIDI, d’autres collègues ont demandé à voir le lien d’invitation transféré avant d’y croire. Entre nous, le débat a été engagé sur le nouveau phénomène social à travers le 2.0 .

Que devons-nous faire face à la problématique ?

En réalité, le monde fait d’importants progrès en matière de numérique. Et, si nous ne prenons pas les taureaux par les cornes, ces nouvelles formes de violences à l’égard des femmes sur les réseaux sociaux, vont tordre le coup au travail qui s’est fait sur l’égalité des sexes jusque-là. Alors, le gouvernement béninois peut adapter les dispositifs juridiques de protection des droits des filles à un mieux-être sexuel et reproductif à l’internet : la Loi n° 2003-04 du 03 mars 2003 relative à la Santé Sexuelle et à la Reproduction, la loi n° 2006-19 du 5 septembre 2006 portant répression du harcèlement sexuel et protection des victimes en République du Bénin, etc.

 Étudier les questions liées à l’accès des adolescents ou jeunes à l’internet tout en élaborant des programmes d’études qui tiennent compte de nos réalités socioculturelles et technologiques,
Les médias doivent revoir leur politique de diffusion et insérer des émissions éducatives en amenant les jeunes à mieux s’approprier des avantages de l’internet au lieu du côté négatif de la chose,
Et, pour finir, les parents doivent jouer le rôle qui est le leur en préparant leurs enfants surtout les mineurs à faire face aux nouvelles technologiques,

Internet est la quatrième révolution économique au monde. Aujourd’hui, des milliers de jeunes utilisent cet outil pour qui présente des milliers d’avantages. Il est important que les jeunes s’en servent à des fins utiles, plutôt que d’en faire un espace qui détruit surtout la dignité des femmes. Jeune ! Commençons par refuser les tontines sexuelles.


« Spécial Boulev’art Covid-19 », l’exposition collective au Bénin qui sensibilise sur la crise sanitaire

Au Bénin, la reprise des activités culturelles dans le respect strict des mesures barrières est effective depuis peu. Dans cet élan, les artistes plasticiens longtemps privés de scènes, ne sont pas restés les bras croisés face à la crise sanitaire qui secoue le monde. L’édition 10 du Spécial Boulev’art du Collectif des artistes du Bénin (CAB) est consacrée à la Covid-19, pour rappeler aux populations les mesures barrières et le protocole sanitaire. Un vernissage plein d’effervescence, et éducatif, à travers des œuvres d’arts contemporains.


Le Carrefour « Sainte-Cécile » de Cotonou a vibré aux rythmes de sons, et voix de sensibilisation, au détour des tableaux d’arts contemporains sur la Covid-19. 
Le vernissage de l’exposition collective dénommée « Spécial Boulev’art Covid-19« , laisse transparaitre sur les tableaux réalisés la réalité du danger que constitue le coronavirus pour le public, et rappelle comment y faire face. Au total une cinquantaine ont été retenus sur le projet, ce qui marque la réalisation de plus d’une centaine de tableaux et d’environ une dizaine de sculptures sublimes sur la Covid-19, après plus d’une semaine de travail en atelier à l’espace culturel « Le Centre ».

À en croire Dominique Zinkpè, artiste plasticien et président du Collectif des Artistes du Bénin (CAB), l’objectif du projet est d’amener les artistes plasticiens béninois à sensibiliser la population à continuer à observer les gestes barrière de lutte contre le coronavirus. Un projet qui s’est concrétisé grâce à l’appui du ministère de la culture et qui permettra à des milliers de Béninois de se remémorer les différentes gestes barrières. L’exposition qui s’est ouverte le 15 février a durée deux jours sous les yeux du public abondant avant d’être déployée dans les villes telles que : Porto-Novo, la place Goho à Abomey, la place Bio Guérra à Parakou afin d’atteindre la majorité des béninoise. Quelques performances des artistes confirmés et de jeunes artistes contemporains talentueux ayant été retenu sur le projet ont attiré mon attention lors du vernissage. Ici, je voudrais mettre plus la lumière sur ces jeunes à part l’œuvre de Dominique Zinkpè qui n’est plus a présenté.


• La Covid-19 crucifiée

Dominique Zinkpè explique sa performance sur la crucifixion

On se croirait à un chemin de croix ? Tenez-vous tranquille ce n’est pas la peine de parcouru les 14 stations. La performance de Dominique Zinkpè dénote de la passion du Christ, laissant un jeune homme au visage pâle mis à croix dont les quartes membres ont été attaché. C’est à l’artiste d’expliquer que son slogan reste, « Covid-19 n’est pas pour le Bénin, nous seront des survivants. Et, ceux qui ne sont encore atteint du Covid-19 dans le monde et y vivent survivront pour continuer à régner et construire le monde » à laissé entendre le président du CAB.

• Nos Cahes-nez

Intitulé « Nos Cache-nez » l’œuvre subliminale du jeune artiste Emérick Boby est réalisée sous une technique mixte. Elle fait appelle à la peinture à huile et est composée uniquement des matières récupérées : calebasse, capsules, rebus de chaussures etc. Emérick Boby nous demande le respect des ports de nos caches nez qui est un geste barrière institutionnalisée par les instances internationales et le gouvernement béninois afin de limiter la propagation de la Covid-19. Ainsi, l’œuvre aborde ce point par la représentation sculptée du Virus qui porte son masque et une main stop qui montre que cet acte du virus limite sa contamination. 

L’œuvre « Nos Caches-nez » by Emérick Boby

Ballo Oboubé Yannick Brice Emérick est un jeune plasticien dont le talent force l’admiration. Ce fils de comédien-dessinateur est épris de l’art depuis son enfance. Très tôt, il est connu  au premier cycle du collège Ste Lucie Elise d’Atropkocodji comme un comédien, féru de théâtre après avoir émerveillé tout une école lors d’une journée culturelle. L’aventure artistique va emmener le jeune à parfaire son art comme dessinateur portraitiste en 2015 à l’Union Culturelle et Artistique des Etudiants (UCAE) de l’Université d’Abomey Calavi (UAC).

En novembre 2020, il remporta le concours : « Réalise ton auto-portrait avec les objets recyclés »  organisé par l’Union européenne dans le cadre de « La Semaine Diplomatie Climatique édition 2020 ». Son credo est de réaliser des œuvres réalistes, en donnant de la valeur aux objets recyclés. Emérick Boby est bonnement un talent en auto-portrait. 

• Les gestes salvateurs

À travers le premier tableau de la seule femme à peindre au cours du vernissage et ayant retenu mon attention, Anne-Marie Akplogan entend rappeler à la population l’importance des gestes barrières essentiels. Il s’agit du lavage des mains, le respect de la distanciation,  le port régulier du masque en tout lieu.

« Les gestes salvateurs » de Anne-Marie Akplogan
« Le port correct du masque »

À cela, s’ajoute sa seconde œuvre nommée « le port correct du masque ». Pour l’artiste, il est utile de mettre un accent particulier sur ce point, car beaucoup ne portent pas bien leurs Cache-nez. « En circulation, on rencontre des personnes qui ne le portent carrément pas, ou d’autres qui le portent mal, soit sur le nez uniquement, soit sur la bouche ou en dessous du menton. Je rappelle à la population de bien porter le masque, qu’il couvre la bouche, le nez et le menton » a expliqué l’étudiante en fin de formation à l’institut national des métiers d’arts, d’archéologie et de la culture (INMAAC) à l’Université d’Abomey-Calavi. 

• Pensons évolution

Paterne Dokou, jeune artiste plasticien à travers son tableau allie l’art au mindset afin d’exhorter psychologiquement le public à lutter contre le Corona. Sur son œuvre, on voit la structure du virus placée au milieu, d’un autre côté des couleurs froides et de l’autres côté chaudes. À l’en croire, l’arrivée du Coronavirus nous a inculqué une autre manière de vivre ce qui parfois nous fait focaliser sur les mauvaises choses. « Le coronavirus n’est pas venu qu’ avec du négatif, regardons aussi le côté positif et adaptons-nous au monde pour évoluer ». Certes, on aura beau promu les techniques classiques telles que l’utilisation des gels hydroalcooliques, les masques etc… mais, si nous ne nous changeons pas de façon de faire, de mentalité, la manière de voir ce virus les et changements qu’il a provoqué. Un concept de réalisme conscient pour impacter positivement les béninois.

« Pensons évolution » de Paterne Dokou

L’effervescence du public autour de ses œuvres laissent montrer que l’art touche tous les domaines. « Le spécial Boulev’art Covid-19 » restera dans la conscience du grand public telle une édition particulière du point de vue thématique, laissant dans les consciences des œuvres impressionnantes. Loin de rappeler au public le respect des gestes barrières, cette édition a mis le pied à l’étrier à plusieurs jeunes artistes contemporains sortis des universités. C’est ce que j’appelle préparer la relève!. En attendant de les voir grands, respectons les gestes barrières pour ne pas se faire contaminé par ce vilain virus. 


Adieu Maman, de l’au-delà, veille

Très chère, tendre mère !
J’écris cette note avec un cœur meurtri
De l’au-delà, sache que ton départ nous a trahi
Si brusque et tragique pour nos âmes
Ce soir du mois de septembre tout a chamboulé
Je rentrais au village en pensant à ton hospitalité exceptionnelle
Sans songer que tu t’es laissé tomer sur le lit, telle une lionne sans force
J’ai crié ton nom « Ayé » (Maman)
Dans ta vive douleur, tu t’es retourné 
« Ajâ wo tô » (le chouchou des nanas), tu m’appelas
Ta voix si douce et forte paraît faible.
Toute cette nuit, j’ai veillé à tes côtés 
Ta respiration difficile et ton corps si fragile
Attristaient mon être.

BELLOU Médéhounkou, ma chère tendre mère (Capture d’image)

Maman inoubliable

La date de ton départ est restée gravée dans ma mémoire
Ayé ! Même avec une plume, je l’écrirai dans un noir
J’ai perdu mon Dieu sur terre
Seul, je me battrai contre le ciel et la terre
Avec certitude pour réaliser ces rêves 
Pour lesquels tu t’es battue pour moi
Femme de mes rêves !
Je te dois tout. 
Femme africaine ! Vraie mère !
Tu as façonné mon avenir
Tu as investi en mon être
Tu m’appelais « Edanyin » (Mon père)
À tes yeux, je représentais ton feu père
Et voilà, tu l’as rejoint dans l’au-delà 
Laissant mes douleurs et sentiments esseulés.

Maman, veille !

De l’au-delà, veille 
Que ton âme continue de me protéger,
Car je me perds maintenant, depuis que tu es partie 
Je n’ai pu m’empêcher de laisser de nouvelles larmes 
Sauf ton courage, ton audace de vie m’inspire 
J’ai perdu un être chère 
À mes yeux, tes photos auront de la valeur
Je les montrerai à ma future femme et mes enfants
Que tu souhaitais tant voir avant de t’en aller 
« Ayé », riche de cœur, repose en paix.
Et, soit certaine de toujours rester vivante en moi
« Ayé », riche de cœur, repose en paix.
Je t’aime Maman !